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pour éviter tout malaise, merci d'aller lire les annexes le plus rapidement possible ! :you: :ouh:

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 l'abandon c'est toujours plus facile / ye-sung

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walk in harmony

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- heroes never die -

MessageSujet: l'abandon c'est toujours plus facile / ye-sung   Jeu 29 Déc - 23:42


 
Innover, c'est savoir abandonner des milliers de bonnes idées

{ ye-sung & darwin }



« - Combien de temps reste t-il avant la fin du monde ?
- Selon des experts scientifiques, il reste quatre milliard d'années environs.
- Et combien de temps avant que j'ne meurs ?
- Je ne peux pas répondre à cette question. »
Son doigt tapotait la boîte de métal en face de lui, cherchant une nouvelle question à lui poser. La nuit était d'un ennuie monstrueux, l'abordant de tous les côtés et lui donnant une grande claque sur la joue. Les bruits de la ville ne s'étaient pas encore éteints, à vrai dire, ils ne s'éteignent jamais, mais la réticence à mettre un pas dehors était plus fort que l'ennuie. Un mouvement le fit se lever, laissant ses pieds traîner au sol et le conduire jusqu'à la fenêtre de son appartement. L'immeuble en face du sien était encore en vie, clignotant de temps à autre d'une lumière orange, jaune ou rouge pour certains. Ses yeux se perdaient sur la vie des autres, rentrant dans leur intimité d'un seul coup d’œil sans se sentir salit pour autant. Il ne faisait que regarder. Certains souriaient, d'autres s'endormaient devant un feuilleton télévisé, un gamin pleurait dans les bras de sa mère, deux ou trois couples passaient la soirée ensembles et toutes ces personnes pensaient vivre dans leurs bulles. C'est si facile de rentrer dans la vie des gens, qu'il referma aussitôt ses rideaux et laissa la lumière éteinte, plongeant son appartement dans un noir inquiétant. Le noir paraissait plus noir à chaque seconde, jusqu'à ce que ses yeux s'imprègnent de l'obscurité et il pouvait vaguement deviner l'espace qui lui était convié et les meubles jonchant son appartement.

La porte de son frigidaire s'ouvrit, l'aveuglant d'une lumière blanche qui est pourtant si faible d'ordinaire. Les yeux plissés, il attrapa la première bouteille qui lui tombait sous la main et referma la porte comme si le diable en personne allait venir l'étrangler en sortant des enfers de glace. Qu'il pouvait être stupide parfois.
« - Peux-tu chercher la définition d'ennuis ?
- La définition d'ennuis est une lassitude morale, une impression de vide engendrant la mélancolie, produites par le désœuvrement, le manque d'intérêt ou la monotonie. »
Comme un enfant, il répéta les derniers mots dans une grimace ridicule. L'impression de vide peuplait son corps depuis des années. Son cœur s'était barré sans même un au revoir ou une lettre d'excuse, lui laissant l'effet de pulsation et ses poumons encore en fonction. Le reste était partis, il pouvait parfaitement ressentir le vide à l'emplacement de son cœur. Stupidement, il vient poser sa main contre son torse pour essayer d'écouter son cœur. Ton cœur ne peux pas partir imbécile. S'il s'était vraiment barré, tu serais étalé sur le carrelage de ta cuisine à collapser pendant des jours sans que personne ne s'inquiète de ta disparition ; il remerciait sa voix interne pour ce cours de biologie. « Et la mélancolie ? T'as quelques choses à dire, là dessus ? » venait-il de dire à haute de voix. Quelqu'un allait peut-être arriver dans un nuage de poussière et lui dire que la mélancolie n'est qu'un état d'esprit et non une maladie. On tombe en déprime parce que notre cervelle fonctionne qu'aux trois quarts de son maximum et qu'on commence à perdre pied. Tu tomberas en déprime si tu continues à te parler tout seul ; et le nuage de poussière ? Il bu quelques gorgées de sa bouteille avant de la laisser ouvert dans sa cuisine afin de créer un magnifique tableau contemporain, se mélangeant parfaitement avec les autres bouteilles laissés vides, les emballages et les fruits et légumes à moitié consommé, à moitié périmé qui traînait par-ci par-là. L'image de la décadence d'un humain en perdition.

Sa gueule toujours perché dans ses idées confuses, il passa dans son salon afin de se faire une légère sieste et se réveiller trente secondes plus tard car il n'arriverait pas à dormir. Et que dormir c'est ennuyant. Il passa devant son canapé, se pencha pour allumer sa lampe d'un geste de la main afin d'y voir plus clair et son geste resta en suspend pendant quelques secondes. Une main cognait contre sa porte, changeant l'appartement silencieux, en un appartement entrecoupé de léger ''toc, toc, toc''. Darwin resta là, debout et figé dans le temps en se disant que l'énergumène qui venait le rendre visite à cette heure là, repartirait sans demander son reste. Connard ; pensa t-il en voyant sa porte s'entrouvrir, bloqué par son verrou. Obligé de se déplacer, le jeune homme souffla et traîna des pieds jusqu'à sa porte. Il la claqua, retira la sécurité et finit par l'ouvrir pour simplement passer un œil à travers l’entrebâillement. « Toi. » oui, lui. Ye-Sung. Il le toisa de haut en bas d'un œil vif et pu apercevoir des feuilles bleus roulés dans sa main. « Putain. T'as toujours pas abandonné ? » il se décala pour ouvrir la porte et le laisser entrer à contre cœur. Souffle pas trop vite, lui pourra te sortir de ta mélancolie ennuyeuse ; il avait raison. Sa soirée allait prendre un léger tournant, le sortant de son ennuie insomniaque pour ce soir. Demain sera son tour.
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walk in harmony

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▲▼ âge : vingt-deux ans
▲▼ race : misérablement humain
▲▼ position dans les partis : neutre, déçu par la politique
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MessageSujet: Re: l'abandon c'est toujours plus facile / ye-sung   Dim 1 Jan - 14:10


where i'm from, "han" is the name we gave to struggle and pain, this river runs through our city like it runs through our veins, "han" is spoken yet unspoken, we could be broke but never broken (w/tablo, hood)

Il claque la porte en sortant, parole silencieuse pour leur dire, regardez moi bien, parce que je pars. Sa mère doit encore être au travail, mais il sait son père là. Il l'entend grincer des dents à l'autre bout de l'appartement. Ça lui colle un sourire d'ange sur sa face trop lisse.
Ye-sung sait garder le positif dans les petits riens du quotidien.
Il est habillé pour n'impressionner personne et s'avance dans la nuit noire sans doute aucun. Mais il reviendra, gamin capricieux.
Il revient toujours.
Les cernes dissimulées sous le maquillage, Ye-sung a l'air d'avoir dormi plus de deux heures, ce qui n'est certainement pas le cas. Il a les muscles endoloris d'être restés dans la même position trop longtemps, dos incurvé sur le papier, et la peau tiraillée par le froid brûlant de la saison, pourtant il a l'air dangereusement prêt. Cela se voit dans son port de tête, d'abord, relevé dans une détermination étonnante, mais surtout dans son regard, cette légère lueur qui est éteinte la plupart du temps. Il est prêt à tenir tête à un tyran ou deux, et il ne lui en faudra pas moins. Enchaîné à ses plans tout d'abord trop brouillons, il vient pour son procès. Et il a toutes les preuves en main pour le remporter.

Les rues sont désertes à cette heure avancée de la soirée - de la nuit. Ye-sung ne fait pas la différence, plus depuis déjà quelques années. Les hommes d'affaires sont rentrés chez eux, et le peu de commerces dans le quartier ont fermé boutique, pour se reposer un peu. Peut-être que deux heures plus tôt, il aurait pu s'arrêter en chemin pour prendre à manger. Un repas qu'ils auraient pu partager, parce que c'est ce que des personnes civilisées font. Ou sûrement pas. Il n'a jamais vu Darwin bouffer, à croire qu'il est trop important pour des besoins aussi triviaux, même s'il sait qu'au fond, il est tout aussi humain qu'eux tous. C'est d'ailleurs le gagne-pain de Ye-sung, qui s'y retrouve dans cet échange de bons procédés qu'ils ont mis en place il y a quelques temps. Ils sont bien les enfants de leur businessmen de parents. Est-ce qu'il a honte ? Est-ce qu'il regrette ? C'est qu'il n'y pense pas. Il y a juste les plans qui comptent, ceux que Darwin va finalement validés parce que Ye-sung y a passé quarante-huit heures et qu'il a du ravalé ses larmes plus de trois fois. C'est la fierté de l'un contre celle de l'autre. C'est l'élève qui ne supporte pas de l'être, et le professeur qui ne sait plus trop ce qu'il fout là. Ye-sung va lui rappelé, et Darwin va hocher docilement la tête, parce que c'est ce qu'on récolte quand on effleure son esprit de compétition. Et sinon, il est aussi prêt à lui enfoncer ses nombreux plans en travers de la gorge, un par un. Ça marche aussi.
C'est ce qu'il a dangereusement envie de faire lorsqu'il se retrouve devant une porte close qui ne laisse filtrer aucune lumière, dans un couloir certes très bien décoré, mais lugubre à cette heure-ci de la soirée. Il regarde son téléphone, où son propre message apparait encore, sans réponse. Il l'avait prévenu, pourtant, parce que c'est ainsi que cela fonctionne. Ce n'est pas comme s'il pouvait aller et venir sans prévenir, comme s'ils étaient amis - Ye-sung n'a aucune idée de ce que sont censés faire des amis, mais il sait ce que lui doit faire. Lorsque Darwin lui envoie un message lui demandant de venir, il ferme sa gueule et y va. Et lorsque lui-même le prévient qu'il arrive pour travailler sur son projet, il ne se cogne pas contre un silence complet. Est-ce que l'autre est sorti ? Il se le demande une seconde, avant de réfuter la question. Bien entendu que non. Darwin est aussi sociable que lui, et il le voit mal atterrir à une soirée, avec ses remarques à la con, aussi philosophiques qu'agaçantes. Est-ce qu'il est mort ? Parce que c'est ce qui lui vient ensuite en tête. Darwin dort la journée, au travail. Au final, il se trouve qu'ils ont beaucoup de points communs. En omettant le fait que Ye-sung n'a pas de travail, ni de vie vraiment réussie, ni aucun putain de talent pour la robotique. Ni bras en titane, ni parents fiers. Pas de grand esprit, pas de beauté facile. Tout ce que Ye-sung a, il l'a gagné difficilement, il l'a construit et déconstruit avec des broutilles, des artifices qui tiennent encore, bancals. Des paillettes à usage unique et des gobelets à café jetables ; le café comme le plastique. Darwin est un puits de savoir et Ye-sung un adolescent bourrés de problèmes d'adolescent.  
Cela l'énerve encore plus, et si Darwin s'est étouffé dans toutes ses connaissances sûrement utiles, et bien tant pis. Ye-sung aura au moins accès à son atelier, et gratis. Il pousse violemment la porte, qui cède, mais pas assez. La pièce est plongée dans la pénombre, et il peut voir les lignes maladroites des meubles, leurs ombres comme des monstres peu accueillants. Il y a une présence, malgré l'apparence déserte - et apocalyptique des lieux. Ye-sung peut la sentir. Elle a l'air agaçante et agacée. Parfait.
Il remet en place son sourire d'ange quand la porte s'ouvre enfin, porte qu'il franchi sans plus de cérémonie, parce qu'il est Ye-sung et qu'il doit se comporter comme tel, surtout en présence d'un personnage comme celui qui le jauge d'une question lancée à bout portant. Il a un petit rire sarcastique. Il va lui en donner, de l'abandon.
- Et toi tu m'as quand même ouvert. Comme quoi, on est désespérés tous les deux.
Il ne le regarde pas, trop occupé à savoir où mettre les pieds - et où il a mis les pieds. Il a l'impression d'être dans sa chambre durant un mauvais jour, les emballages de snack remplacés par des cadavres de bouteilles. Il fronce le nez, pour la forme, et se tourne enfin vers lui. Étrangement, cela ne le dérange pas. Il l'observe simplement, lui qui est parfois trop humain, finalement. Il a l'air à sa hauteur, et Ye-sung a envie de lui retourner tout son cynisme d'avant-hier à la gueule, juste pour la forme. Mais il ne le fait pas, et à la place, pose calmement ses feuilles sur la surface inutilisée du plan de travail.  
- J'ai retravaillé tout ça. J'ai repris les dimensions, parce que ouais, ça aurait pas pu fonctionner sinon, aussi disproportionné. Il ne dit pas, tu avais raison, parce que ce serait trop demandé.
Aussi déterré que semble l'être son interlocuteur, Ye-sung ne peut s'empêcher de rajouter après un temps de réflexion, parce que lui à toujours cet air, et que Darwin ne prend jamais la peine de le ménager.
- Alors je vais faire semblant que je vois pas dans quel bordel tu vis, et toi tu vas regarder mes dessins parce que je me suis pas cassé le cul à les faire pour rien. Maintenant, est-ce que tu es assez sobre pour réfléchir ?
Il ne sent pas comme une distillerie, mais Moon se sent obligé de demander. Il ne passe pas par quatre chemins, Ye-sung, pour vous dire ce qu'il pense de vous, surtout quand vous ressemblez à une enveloppe vide, sans plus aucune émotions. C'est qu'il n'a jamais fait dans la solidarité.
- Et t'aurais pu regarder tes messages, ça t'aurait évité ton air tout surpris. Allez, je sais qu'au fond, t'es content de me voir.
Ni de bonsoir, ni d’au revoir. Jamais entre eux, même s'il y a bien des revoir et qu'ils sont nombreux. Après tout, il n'y a jamais d'adieux non plus.
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MessageSujet: Re: l'abandon c'est toujours plus facile / ye-sung   Mer 4 Jan - 15:19


 
Innover, c'est savoir abandonner des milliers de bonnes idées

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Le temps passait toujours plus lentement quand Darwin était dans la pièce. Ses mouvements étaient toujours doux mais si mort, qu’on pouvait se poser des questions quant à sa santé. Il était en parfaite forme. Aucun rhume à l’horizon, aucune grippe ni gastro, son corps avait finit par s’habituer à ce train de vie infernale par son manque de mouvement. Toute son enveloppe corporelle avait finit par abandonner tout espoir de vivre, ne laissant sur lui qu’une beauté tâché d’un vide immense. Ye-Sung n’était pas pareil. Son corps lui laissait des traces noirs sous les yeux pour lui crier d’aller prendre une longue et infinis nuit de sommeil, ses membres raidit peut-être par une course ou un manque de mouvement se reflétait dans les yeux du faux blonds. Si Darwin n’était pas aussi défaitiste, il se serait permis d’aider le gamin en lui disant que tout espoir n’était pas mort. Sauf que lui-même, avait crevé tout espoir.

Il se contentait de le regarder, en pensant Ô combien, cet imbécile et lui étaient si identique. Deux âmes en perditions contre un monde sans espoir, à vivre dans le sens inverse du courant sans pour autant en trébucher. Ils marchaient contre le courant, mais était aidé par de petit cailloux pour avancer et attendre une vague qui viendrait cogner leur tête contre un rocher, mourant sans aucune souffrance. Puis parfois, il pensait Ô combien, cet imbécile et lui sont si différents. Ye-Sung n’a rien dans le crâne, arrêté au statut de gamin capricieux qui veux toujours avoir la tête haute et raison, aucun touché artistique pour la robotique et cette célébrité stupide qui lui donnait envie de vomir son faible repas du midi. Mais au final, ils étaient deux simples humains. Ils pensent différemment, vivent différemment mais se retrouvent tout deux dans la même pièce à se jauger du regard. Qui perdra la partie, cette fois-ci ? Un-un dans les deux camps ? L’affreux blondinet s’amuse à lui répondre de manière sarcastique. Sait il qu’être sarcastique peux démontrer un manque en sois et une manière de répondre à un message blessant ? Ses lèvres restent fermés, ignorant tout bonnement cette phrase de bienvenue. Il entreprend de marcher jusqu’à son canapé afin de s’y asseoir, levant lentement un pied devant l’autre comme un supplice de dernier recours, mais l’autre imbécile décide de pencher pour la cuisine. Un demi-tour s’impose. Difficilement, il tourne un pied, puis l’autre et l’écoute d’une oreille passive.

« J’avais donc raison. » oui il avait raison. Comme toujours. Surtout quand Ye-Sung lui pose une question et que ce dernier le contredit. A chaque fois, une petite voix lui dit ‘’pourquoi tu t’obstines tant à me prendre la tête ?’’ mais personne ne répond jamais à cette petite voix, lui laissant lui-même le choix ultime d’y répondre. Et il répondra comme il a répondu à son camarade hier ‘’je ne te pensais pas aussi con. Faut croire que je me suis trompé sur ce coup là, t’es le dernier des cons sur terre. Rend-toi utile et va trouver quelqu’un d’autre à abrutir avec ta connerie’’ il le savait, Ye-Sung s’était énervé comme un enfant de trois ans. Une petite crise comme les enfants font dans les magasins, roulant à terre et pleurant pour avoir le dernier paquet de bonbon à la mode que tous ses copains copines ont à l’école. Darwin s’en foutait. Il n’avait pas pris la peine de réagir à quoique ce soit. Ce serait bien trop d’effort à déployer pour une simple tête.

Après un long moment, il arrive enfin à son plan de travail. Sa main se lève, se pose sur le papier, puis la retire vivement, comme si le feu brûlait le bout de ses doigts. Sa tête se tourne vers l’imbécile à quelques pas de lui, le détail de haut en bas sans un mot. Sobre ? « Je ne bois pas. » ce serait un désastre s’il se mettait à boire. Son système mental ne tournait déjà pas très rond, alors un mélange d’alcool et de brouillon noir le transformerait en monstre désastreux de la décadence de sa vie. Il rêvait paisiblement de mourir et voir le monde s’effondrer sous les pieds de tous le monde, souriant simplement à la vue de ce désastre et se disant qu’enfin, il avait encore raison. Avec de l’alcool, ce rêve serait presque réalité. Il se voit déjà, complètement pété, à essayer d’avancer en criant au plus sourd de tous, qu’il allait faire exploser le monde sous leurs pieds, tandis que lui crierait au plus muet qu’il avait raison. L’alcool était interdit pour son frêle corps. Il n’y survivrait pas, et ne sera plus là pour dire qu’il avait encore raison. Et personne pour le dire à sa place.

« Je ne vais pas regarder tes plans. » il sentait sa conscience s’agiter, l’envie de l’étrangler et le tuer sur place suite à ses mots. Pourquoi faut-il qu’il le jette dehors ? Il s’ennuyait quelques minutes, quelques heures plus tôt et maintenant qu’une distraction pointait le bout de son nez, Darwin la jetais misérablement au sol ? Sa conscience le frappait, l’agitait dans tous les sens. Mais il restait là, calme et l’air constamment fatigué. « Désolé de ne pas avoir répondu plus tôt à ton message, mais tu peux rentrer chez toi. » son corps souffla, se tourna et se remit en mouvement tel une vieille horloge déréglé et en fin de vie. Ses pas traînaient au sol sans un bruit, traçant une ligne droite et invisible en direction de sa chambre. « Puis de toute façon, je suis certains que tes plans sont encore plus ridicule que ceux d’hier. » il se retient de sourire. Ce serai mentir s’il disait qu’il ne le connaissait pas un minimum. Par cette simple dernière phrase, il entendait déjà le blondinet fumer et chauffer sur place, lui envoyant ses plans à la gueule et l’obligeant de force ou par de simple parole à regarder ses plans. C’est peut-être pour cela que sa conscience finit par se calmer. Darwin aimait visiblement se faire désirer, pas forcément de la bonne manière, mais il aimait secrètement ça. Ses pas s’accélérait lentement, rentrant dans sa chambre et contournant son lit de manière à ouvrir la porte bleu foncé qui aurait du servir de dressing. Petit mais assez pour ranger tout et n’importe quoi. Y compris des tonnes d’objets mécaniques à droite et à gauche, des outils et tout un tas de plan gribouillé, déchiré et chiffonné qui traînait au sol. Je devrais ranger ; se dit-il pour la énième fois depuis que cette montagne de bordel à fait son apparition. La pièce est faiblement éclairé d’une petite lumière jaune, agréable pour l’œil mais destructive pour travailler sur des petits détails. Les murs, spécialement conçut pour être aménagé de vêtement ont été remodelé en rangement pour pièce et tout ce qui peux traîner dans ses mains. Des projets finit, d’autres en cours, d’autres qui seront à jamais délaissé et des pièces vides qui attendent un brin de renouveau. Du papier et des crayons n’est pas ce qui manque. Tout traîne par terre, tout traîne partout. Rien n’est dans l’ordre, tout est sans dessus dessous sans qu’il ne trouve ça dérangeant. Il évite souplement les obstacles pour se foutre dans sa grande chaise. Il souffle, et attendant. Son bras droit se lève pour débarrasser son bureau et faire une légère place aux plans de ce maudit Ye-Sung, tandis que le reste de son ridicule atelier continue à être figé dans le temps. Un temps désordonné et apocalyptique qui reflète son propre visage. Et tout ça, sans même lever le petit doigt.
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MessageSujet: Re: l'abandon c'est toujours plus facile / ye-sung   Sam 7 Jan - 16:58


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Le contraste est saisissant. D'un côté de l'échiquier, il y a Darwin, le ton calme et les mots habiles, ceux qui transpercent la peau jusqu'à l'os, ceux qui font comprendre que leur porteur sait ce qu'il veut. De l'autre, il y a Ye-sung, qui est prêt à détruire physiquement l'échiquier pour arriver à ses fins autrement qu'en bougeant ses pions, parce que s'il connait les règles du jeu, il ignore comment se sortir de l'impasse. Le piège impassible. Il veut piétiner le fou, jeter contre le mur trop blanc le roi de pacotille. C'est l'enfant prodige contre le garnement qui aimerait l'être. Et cela le surprendra toujours, comme deux personnes du même âge et de même milieu peuvent être si différents. Ils se connaissent depuis l'enfance, se sont retrouvés sur les mêmes bancs d'école. Ils auraient pu être amis. Ye-sung aurait pu décider un jour de s'asseoir à côté de lui, et pas au fond de la classe. Lui parler au lieu de gribouiller des ignominies dans son cahier. Ils auraient pu échanger leurs visions du monde, qui se ressemblent tant. S'entre-aider au lieu de faire semblant de ne pas se voir. Darwin sait trop peu de choses sur lui, mais en connait trop pour que ce dernier se sente bien en sa présence. Il sait son passé sans avoir accès au vrai de l'histoire, il sait sa famille, ses plus belles années. Il pourrait être utile si Ye-sung se décidait à s'ouvrir à lui. Il a préféré un compromis bien moins personnel, sa connaissance contre son cul. Et puis quoi ? Ce n'est pas comme s'il recherchait son amitié. Parce que ce n'est pas ce qu'il peut trouver dans les méandres floues de leur histoire, dans l'atelier poussiéreux qui pourtant commence à lui être familier. Dans leur culture - dans la culture de Moon, délavée par le temps, l'amitié est un concept qui ne peut s'épanouir qu'entre deux personnes du même âge. Mais il n'a pas l'impression d'avoir le même âge que Darwin, Ye-sung. Non, il a ce sentiment amer de n'être qu'un gosse, un nouveau né qui a besoin de l'autre pour se développer, sous peine de crever très vite - trop vite. Sa créativité morte dans l’œuf. Et Darwin ne veut prendre le rôle du grand-frère protecteur qui s'occupe de ses cadets. Il n'y a ni respect des convenances ni de l'autre.  
Il y a juste Ye-sung et Darwin, qui de toute manière n'ont même plus de coutumes auxquelles se raccrocher.
Cela pourrait énerver Ye-sung, de ne pas s'avoir où classer son professeur agaçant, mais cela ne lui fait ni chaud ni froid. C'est Darwin qui l'exaspère, son être tout entier, sa façon de parler, sa façon de lui enseigner, sans jamais en venir au but. Celle de le foutre dehors en trois secondes top chrono, et de calmement se replier dans l'ombre de son appartement après ça. Après avoir laissé Ye-sung cloué au poteau, ses plans ridicules délaissés sur la table.
Ye-sung ne prend pas le temps de respirer. D'essayer tant bien que mal de contrôler sa respiration, au moins pour sa santé mentale. Et le voilà qui suit l'autre, comme un caneton qui se serait imprégné d'un passant, à la différence qu'il ne gueule plus qu'il ne caquette - quoique.
- Hé ! Est-ce que t'as au moins écouter ce que je t'ai dis ? Putain de - Il range ses plans à la hâte, et s'avance dans la pénombre, entre des meubles que la moitié des habitants de néo ne pourraient s'offrir en rêve.
- Darwin ! Il grommelle, arrivant dans la chambre du fugueur. Il sait qu'il est là, parce qu'il l'est toujours ; dans cet atelier aménagé par ses soins. Il a le mérite d'avoir du cachet, un charme qui n'a pas manqué de séduire Ye-sung avec ses étagères encombrées de pièces solitaires et les créations uniques qu'il peut y trouver - il y a en toujours de nouvelles lorsqu'il vient, petits moments de joie enfantine dans un esprit embrumé par la vie quotidienne qu'il peut mener.  
Comme prévu, Darwin est là, devant un bureau complètement vide, ce qu'il ne remarque pas au premier abord. Il aurait pu s'arrêter avant d'arriver comme une tempête dévastatrice, histoire de regarder devant lui et remarquer que finalement, Darwin avait un certain sens des responsabilités, puisqu'il était prêt à le recevoir. Mais non, à bout de souffle et pris dans une exaspération qui n'appartient qu'à ces moments-là, il se jette à côté de lui, les yeux couleur orage.
- Ça t'excite peut-être de me parler mal et de me rabaisser, mais putain tu pourrais au moins m'accorder cinq minutes ! C'est - important !
C'est difficile, de s'exposer aux autres. Leur montrer qu'il y a quelque chose à quoi il tient réellement, quelque chose qui peut l'animé d'une certaine joie, qui lui procure du bonheur. Parce que c'est ce que la robotique est pour lui, même s'il n'ose pas encore l'appeler passion. Cela le rend vivant, lui donne la curiosité qu'il a perdu, et l'envie d'apprendre à nouveau, de s'exposer encore et encore. Dire enfin que oui, il n'est pas parfait, il peut le reconnaître. Qu'l ignore les secrets de cet art et n'est qu'un putain de novice mais qu'il aimerait ne plus l'être, pas pour ne plus se sentir inférieur face à ses aînés mais pour lui-même. Sa satisfaction personnelle. Faire mieux, pour aller mieux. Et quand cela le touche lui la tâche semble beaucoup plus difficile.
- Désolé d'avoir supposé que t'étais bourré et incapable de réfléchir,, qu'il rajoute, parce qu'il ne sait pas pourquoi au juste, Darwin semble être froissé. Peut-être l'est-il depuis la naissance.
- J'aurais du m'en douter, t'es aussi exécrable que d'habitude. Parce que même quand il essaie de l'avoir dans sa poche, Ye-sung ne peut s'en empêcher. C'est un murmure à qui aimerait l'entendre. Ses yeux se posent sur le bureau sous ses doigts, qu'il aperçoit enfin. Il y a de la détermination dans son regard, lorsqu'il les relève vers son professeur fatigué. Il y a aussi quelque chose de plus doux, un s'il te plait silencieux, trop brûlant pour sortir d'entre ses lèvres.
- Cinq minutes ?
Avec les inventeurs, quand on réussit à les intéresser, les minutes se transforment souvent en heures. Ou peut-être cette règle s'applique-t-elle aux humains en général. Ye-sung espère vainement toucher l'un comme l'autre, prière non-dite d'un esprit insomniaque à un autre.  
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MessageSujet: Re: l'abandon c'est toujours plus facile / ye-sung   Sam 7 Jan - 23:12


 
Innover, c'est savoir abandonner des milliers de bonnes idées

{ ye-sung & darwin }



La réaction ne s’était pas faite attendre, au contraire, Darwin trouvait qu’il allait plus vite que d’habitude. S’il aurait réfléchit un peu plus, que de s’arrêter sur cette simple pensée, il aurait compris que ces nouveaux plans valaient peut-être mieux que ceux de la veille et pourrait expliquer au passage ces cernes quasi distinctif sous cette tonne de maquillage. Il ne l’a jamais dit -de peur de le froisser ?- mais il trouve que ce maquillage n’est rien d’autre qu’un moyen de gâcher son potentiel. Cette tonne de maquillage ne faisant qu’agrandir cette impression de vulnérabilité à ses yeux. Se cacher derrière cette façade de mascara et d’eye-liner est un acte puéril, mais il se garde ses réflexions pour plus tard ou pour jamais. Darwin n’est pas du genre à chercher la bagarre au premier qui viendrait lui parler, mais son ton monotone et je-m’en-foutiste lui attire beaucoup d’ennuie sans qu’il ne les veuillent. « - Excusez-moi mais, vous n’auriez pas du feu ? – A quoi bon fumer. Se bousiller et crever en pleine agonie, c’est tellement stupide. On va tous crever un jour, allez vous chercher un autre bourreau pour vous trancher la gorge. » dans ce genre de cas, certains restent inactifs et abasourdit par ses paroles et iront se moquer de lui auprès de leurs amis plus tard. D’autres, les plus nerveux, démarrent au quart de tour et sorte toujours la même stupide phrase « J’t’ai demandé que du feu, pas d’m’expliquer le sens de la vie gros con ! » ensuite, soit il arrivait à bouger ses jambes plus vite que la normale et fuir la scène, soit son corps décidait de le laisser en plan et subir un ou deux coups après qu’il ai répondu une autre phrase dans le même genre. Et ce n’est que sous ses beaux jours, qu’il se maudissait d’être ainsi. Aussi défaitiste qu’idiot.

La voix de Ye-Sung aurait pu lui arracher un semblant de rire, s’il n’était pas aussi fatigué. Et là, sa mère lui dirait de dormir un peu plus la nuit au lieu de faire ses nuits le jour, ce à quoi il répondrait que dormir l’ennuis plus que de vivre et ils se disputeraient pendant un bon quart d’heure jusqu’à ce que son père s’infiltre dans la conversation, retournant la colère de sa mère contre lui pour que Darwin puisse s’éclipser en toute discrétion. Il se demande ce qui ce passait chez la famille de Ye-Sung. Il a vaguement entendu à l’école et même lors des repas où les Clarke et les Moon se réunissaient pour se lancer des fleurs à tour de rôle, que la situation parent-enfant, n’était pas toujours au beau fixe. Puis de toute façon, qu’est-ce qu’il en a à foutre ? Lui qui d’habitude se trouve ennuyé de tout, voilà que sa conscience se posait des questions stupides quant au pire élève qu’il n’ai jamais eu -il faut dire que Ye-Sung, est son seul élève et même en étant le seul, il est tout en bas de l’échelle. Une bourrasque de vent dérange son calme éternel et l’ambiance de la pièce, venant s’installer tout près de lui. L’envie irrésistible de le pousser du bout des doigts comme un objet répugnant le titillait, mais se tient en place quelques secondes, le temps de l’écouter bavarder.

Ses yeux noirs fixaient son visage, ses oreilles écoutaient le ton plus calme du gamin -qui a le même âge que lui- et pourtant, il en sortait si désintéressé qu’un bâillement gâcha son beau visage un instant. Cinq minutes, lui demandait-il. Comment dire qu’il avait toute une nuit à lui accorder ? Mais l’envie d’être gentil n’était toujours pas arrivé et enfin, il pu se faire plaisir à poser un seul doigt sur son torse et le pousser un peu plus loin pour qu’il cesse d’étouffer son espace personnel. C’était ingrat, grossier et méchant, mais tout ça passait bien au dessus de son crâne. « Seulement cinq minutes. » et sans demander son accord, il lui arracha ses plans des mains pour les déplier soigneusement sur sa table. « Te rabaisser et mal te parler ne m’excite pas. Mais ça me rend plus … joyeux. » de te voir agacer par mes mauvaises manières et mon habitude à avoir toujours raison ; aurait-il du rajouté. Au lieu de ça, il garda sa bouche fermée, pris un crayon à papier qu’il pris soin de tailler parfaitement et se pencha lentement sur les plans que ce dernier avait fait. « T’aurais pu faire quelques choses de plus propre. » il s’arrêtait sur des ridicules détails, comme le petit trait mal effacé ou des restes de gommes qui n’étaient pas partis suite à son souffle. Il s’arrêtait sur ces tous petits détails, car il ne trouvait rien à redire pour le moment. Les proportions avaient été rajustés, laissant la possibilité à la création de prendre vie, il n’avait pas oublié de dresser une liste des matériaux utilisables pour la fabrication, les étapes étaient plutôt bien travaillés et les croquis pourraient être presque parfait. C’est bien ça, presque parfait. « Une erreur pareille, c’est tellement ridicule. » dans un geste lent, il pris sa gomme pour effacer quelques traits du croquis et les redessina dans la plus grande des douceurs et dextérité qu’il se connaît, sa tête penchée en avant, son nez touchant presque le papier. Doucement, car sa réflexion ne pouvait pencher sur deux choses en même temps, il traçait des petites croix sur les croquis présents, à des endroits stratégiques, tout en se disant que bon dieu, ce gamin pouvait être stupide parfois. « Tu comptais tout de même pas souder un truc pareil ? » ce mystère qui devait certainement agacé son camarade, Darwin comptait ne rien dire jusqu’à ce qu’il trouve lui-même l’erreur. Son travail était beaucoup plus travaillé que celui d’hier, qui n’était rien d’un torchon fait par un élève de 8 ans. Ça l’avait énervé, bien évidement, comme tout bon professeur lorsqu’il voit qu’un de ses élèves se fou littéralement de sa gueule. L’élève avait appris et retenus les leçons, s’appliquant sur son prochain travail pour prouver qu’il n’était pas un bon à rien. Oui, mais ; ce n’était toujours pas assez satisfaisant pour lui. S’il n’était pas aussi con, il comprendrais qu’on puisse faire des erreurs sur un sujet qu’on ne connaît pas ou que très peu. Mais son esprit est court, idiot et parfois plus stupides que celui de Ye-Sung. Il n’arrive pas à comprendre ce manque d’intelligence pourtant si facile pour lui.

« Les vis, t’as oublié les vis. Comment veux tu l’assembler sans ça ? Avec de la colle extra-forte peut-être. » faisant mine de réfléchir à cette solution, il poussa doucement les plans vers son invité. Il ne dira pas qu’il a fait du bon travail, ce serait lui lancer des fleurs pour un travail qu’il a accomplit grâce à lui. Et donc, lui donner un minimum d’importance et l’espoir d’évoluer. Ce qu’il veux dans un sens, mais pas avec ses propres mots, il doit deviner et comprendre de lui-même. Pas tout lui foutre sous le nez et lui dire, bravo t’as gagné, on recommence ? Ce serait idiot de sa part. Surtout de sa part. Le brun réajusta sa place dans sa chaise, reposant son crayon sur un coin de sa table au hasard et lança un petit regard à son élève. Un regard ni amical, ni sympathique. Un regard neutre, comme tous les autres. « J’ai regardé tes plans. Tu peux partir maintenant. » non, bien sur que non. Il ne devait pas partir maintenant ou il s’ennuierait à mourir -quel euphémisme de sa part- mais se montrer gentil envers quelqu’un, n’était pas dans ses coutumes. Ye-Sung devait deviner tout seul, qu’il n’avait qu’à demander à Darwin de l’aider à commencer ce projet. Darwin aura une légère moue, fera semblant de ne pas être intéressé, attendra quelques secondes avant de finalement dire oui et jouer avec ce gamin à côté de lui. Sauf que pour deviner une chose pareille, il faillait être dans sa tête et au dernière nouvelle, Ye-Sung était partout : sauf dans son crâne.
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