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sur HND jeune freluquet ! :ouh:
pour éviter tout malaise, merci d'aller lire les annexes le plus rapidement possible ! :you: :ouh:

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 make me a bird (alan)

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walk in harmony

▲▼ fils reliés : 162
▲▼ implanté depuis : 25/12/2016
▲▼ pseudo : erebor, loïse
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▲▼ âge : vingt-deux ans
▲▼ race : misérablement humain
▲▼ position dans les partis : neutre, déçu par la politique
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- heroes never die -

MessageSujet: make me a bird (alan)   Lun 26 Déc - 20:44


“did you get notes for me?" "no", Ronan replied, "i thought you were dead in a ditch” (w/the raven boys)

Dire que Ye-sung s'ennuie est un euphémisme, alors qu'il se balance sur sa chaise, aussi nonchalant que durant ses plus belles années d'école, prêt à tomber chaque millième de seconde, bien sûrement. Mais il préfère s'ennuyer ici que chez lui - chez ses parents, parce qu'ils sont là et pas au travail, parce qu'ils tentent de lui adresser la parole et que c'est bien la dernière chose qu'il souhaite. La maison est toujours accueillante lorsqu'ils sont à leurs bureaux respectifs, essayant de faire de l'argent comme toute personne respectable. Là, Ye-sung peut respirer convenablement, et même mettre un peu de musique en jouant. Et s'il n'est pas la plus brillante des créatures en société, il préfère être dans ce petit café - immense, et faisant parti d'une grande chaîne alimentaire, parce que Ye-sung est un produit de la consommation, que là-bas. A bien y réfléchir, il préférait récurer les chiottes d'un café bien moins accueillant que de se retrouver en face de ses parents, et s'il a l'air d'un adolescent faussement rebelle, Ye-sung s'en fout. C'est tout à fait ce qu'il est.
Il hésite à sortir son carnet pour tenter de dessiner, pris entre une envie irrépressible de s'y essayer à nouveau, comme à l'époque, et une vieille rengaine prise dans le fond de sa gorge. Il va faire mal. Mais ses croquis ne seront pas exposés sur les murs du café, alors même que l'heure de pointe vient de se terminer. Ce n'est pas un cauchemar, Ye-Sung, putain, c'est juste la réalité, ressaisis-toi gros con.
- Votre commande, monsieur !
Sa chaise fait un drôle de bruit quand ses deux pieds en l'air rentrent brusquement en collision avec le sol, et Ye-sung aussi. C'est qu'il a l'art de se ridiculiser en public, ou du moins de penser le faire, même si les autres le voient souvent comme un modèle à copier - bon ou mauvais. De toute manière, il est assez embarrassé pour toute une ville entière. Il n'a clairement pas besoin de la pitié de ses compatriotes.
Relevant la tête, Ye-sung croise alors le regard du soleil en personne, un garçon aux tâches de rousseurs sur les joues et au sourire éclatant, tellement brillant que le jeune homme a soudain du mal à le regarder.
- Si vous avez besoin de quoi que ce soit, je suis à votre service. Bonne dégustation ! qu'il lui lance au visage, avant de s'incliner légèrement pour repartir. Ton envie de vivre, qu'il a envie de répondre, juste pour la blague. Il ne le fait pas. A la place, il prend une première gorgée de son breuvage, sucré à l'extrême, et la chaleur brûlant au troisième degré sa gorge, il se remet à attendre en y déversant un peu plus de sucre encore. Ye-sung n'a jamais été très patient.
Combien de temps encore avant que ses parents le laissent tranquille ?
D'habitude, ils lâchent l'affaire au bout de quelques heures. Cela dure une semaine, ou deux, et tout redevient comme avant. Le silence, les rares discussions banales, trop pour être intéressées, et le silence encore. Ye-sung n'en peut plus d'attendre.
Alors il sort le petit carnet qu'il emmène toujours avec lui, dans son sac à dos, et un crayon. Les dessins qui y sont déjà datent d'un peu plus de deux mois, peut-être trois. Cela fait longtemps que ses parents ne sont pas rentrés dans une telle phase. Il ne se met pourtant pas à dessiner. A la place, il regarde par la fenêtre, au bord de son siège favori. Pourquoi gâcher un moment comme celui-là avec mauvais un croquis ? Il fait beau, aujourd'hui, il peut le voir malgré le nuage de pollution et les gens semblent heureux, dans les rues. Humains comme omniaques. Peut-être est-ce du à l'ambiance de Naos, qui réchauffe le cœur et embellit l'esprit. Peut-être que cette ambiance lui donnera de l'inspiration.
Il a à peine le temps d'esquisser un personnage avant qu'il sente une présence près de lui. Il est de bonne humeur quand il relève la tête, parce que si c'est le petit serveur qui est venu lui demander son numéro, la journée n'aura pas été tout à fait vaine. Son demi-sourire se fane aussi vite qu'il est apparu, pourtant, pour diverses raisons. Ce n'est ni le serveur, ni ce qu'il avait prévu. The eye est là, exaspérant dans toute sa présence, et cela lui fait comme une impression de déjà-vu, mélangée à une appréhension presque agréable.
Quand il parle, il prend soin de faire comme si tout cela n'existait pas, et bien plus encore.
- Tiens, ils t'ont laissé rentré finalement ? Je croyais que c'était pour ça que tu t'étais pas approché la dernière fois.
Il a l'air du gars cool et désabusé, Ye-sung. De la reine de la promo intouchable, les cheveux décoloré à l’ammoniaque.
Pourtant, son ennui profond a déjà disparu.  
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glitch in the system

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▲▼ âge : 22 balais à tirer, avec antécédent d'adolescence foirée.
▲▼ nom de code : lag, ça rame, ça bug, ça déconne et ça foire. ça lag quoi.
▲▼ rang au sein d'OW : soutien.
▲▼ race : humain à en crever, malgré la touche fake qui fait douter une seule seconde.
▲▼ position dans les partis : s'en tape comme de la dernière pluie.
▲▼ métier : hacker à temps plein, bidouille, tripatouille et jazzman au bow-tie.

▲▼ signe(s) distinctif(s) : oeil droit robotique, un nano-oeil presque crédible.
▲▼ dans tes poches : des fruits secs, de la poussière, une bague rouilée et des vieux tickets périmés illisibles. on oublie pas bien sûr, le propulseur dans la ceinture, au cas où.




- heroes never die -

MessageSujet: Re: make me a bird (alan)   Mar 27 Déc - 15:26


Katana, au fond, il est banal.

Katana il a ses petites habitudes, particulièrement cette petite manie d'aller dans ce café et pas un autre. Prendre cette place précisément qui lui est réservée, il peut y percevoir son nom gravé par des paillettes stellaires. C'est pas vraiment au fond, ni franchement à l'avant. C'est un peu dans un no man's land, à pas être le creep de service et pas le jovial qui essaie de draguer la serveuse sans vergogne.

C'est marrant comme le mythe se pète.

Craque, explose, implose sous ses doigts osseux. Il regarde sans vraiment regarder. Et il hésite peut-être à vouloir de nouveau péter le miroir Alan, passer de l'autre côté pour dire adieu aux écrans. Y'a un moment déjà qu'ils ont commencé à causer par portable. Au moins une fois tous les deux jours, plus que d'autres, à s'envoyer vacheries et conneries en veux-tu en voilà. Sans entendre de voix. Sans vraiment mettre une tronche. Enfin si, Alan a pu, en tapant son pseudo sur internet, voyant apparaître des tas d'articles.

Et y'a pas de gonzesses qui tournent autour de la star pour lui arracher ses fringues. C'est le moment où jamais.

Ni une ni deux, ses pompes font à peine du bruit, il fait un petit sourire à la serveuse du bar par politesse. Il chope une chaise, il se pose devant lui.

La dernière fois, il avait pas eu le temps.
Le temps de voir un peu mieux.

De voir son grain de peau beaucoup trop lisse, presque omniaque. De percevoir ses cheveux morts, dévorés par les décolorations successives.

Le temps de l'humaniser un peu mieux.

Il sourit grandement, un peu trop. Il pourrait fouiller dans sa puce d'un coup d'oeil, hackant la mine d'informations qui rôde à l'arrière de sa nuque. Il se retient. Il veut garder la surprise.
- C'tait à cause de tes gorilles, t'es une célébrité... Ils avaient p'tête peur que j'te foute un pruneau entre les deux yeux. Son rictus s'arrange pas. Alan passe ses coudes sur la table, prend ses aises. Moon-Moon le fabuleux... Trop d'émotions, j'en ai des palpitations.

Rire de gorge, à peine vicelard, surtout satisfait. Sans doute content, même. Y'a de la joie, du bonheur à rencontrer Kata-katana.
- Tu vis pas dans un déluge de drogues et d'putes ? C'est étonnant, c'est la ligne à suivre pour tous les reconnus de c'monde pourtant, t'es p'tête un enfant sage finalement.

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MessageSujet: Re: make me a bird (alan)   Mar 27 Déc - 20:14


“did you get notes for me?" "no", Ronan replied, "i thought you were dead in a ditch” (w/the raven boys)

Il a des airs de celui qui ne sera plus là le lendemain, Alan. Le sourire moqueur et l’œil vif, l'expression aussi désintéressé et ennuyée que Ye-sung quoiqu'il puisse être aussi curieux que lui. Il s’assoit comme s'il était chez lui, et sort l'excuse la moins probable du monde. Moon se prend à sourire légèrement. Il ignore pour quelle raison exactement. Moon-moon le fabuleux. Si son interlocuteur surprise en a des palpitations, comme il le dit si bien, Ye-sung a l'air d'une crise cardiaque qui ne s'arrêterait jamais.
Et il sait très bien, qu'on le dévisage, il peut sentir son regard perçant, sans savoir comment y réagir. Il est conscient de son image, Ye-sung. Il sait ce qu'il est, ce que les gens voient, du moins - une coquille vide, mais une jolie coquille tout de même. Et s'il tente de déceler une réaction de la part du nouvel arrivant, il n'y arrive pas une seule seconde, trop engoncé dans le moment présent pour être un bon observateur. Alors il le laisse simplement faire, petit rire à l'appui, et c'est sûrement mieux comme ça. La sensation d'être à nu face au regard d'autrui est pourtant amoindri cette fois-ci, comme si l'autre se retenait, par respect. Alan a l'air d'un loup mal éduqué, mais comme on dit, l'habit ne fait pas le moine.  
Il n'en reste pas moins un hurleur espiègle, mais cela n'est pas un problème, car les mots, Ye-sung peut les stopper. Les jugements, jamais.
- C'est parce que t'as une image beaucoup trop fantasmée de moi, mais t'inquiète pas, c'est très courant de la part des fans, je t'en veux pas.
Clin d’œil graisseux, il reprend une gorgée de son breuvage, à présent buvable - pour Ye-sung seulement, aux vues de la demi-tonne de sucre rajouté.
- C'est même mignon, entre nous.
Ça ne l'est pas. Ça a juste l'air d'un champ de bataille, où les piques sont envoyées par rafale de vingt, et où aucun prisonnier n'est admis - ou juste deux, ces gosses qui ne savent pas parler autrement qu'en s'insultant. C'est un jeu, ce n'est pas le réel. Car la vérité, c'est que ni l'un ni l'autre n'a jamais vécu dans cette réalité.
Et pourtant, TheEye est là, en chair et en os. Il a tout d'un banal être humain, à première vue, et c'est quelque chose d'extraordinaire en soi - le fait que Ye-sung arrive à lui parler, lui qui ne sait pas très bien comment y faire, avec cette espèce-là.
Il a la tignasse emmêlée, Alan, et c'est comme le reflet d'un Ye-sung tiré à quatre épingles, et qui pourtant à l'air de s'être habillé avec les premières fringues qui lui passaient sous la main. Ce n'est pas le cas, le garçon met toujours un point d'honneur à choisir ses vêtements, sa coiffure, le maquillage soignée et l'expression de son visage. Les bleus qu'il décidera de porter au cœur, et cela à chaque fois qu'il décide de sortir. Un long processus qu'il a besoin d'achevé avant de mettre un pied en dehors, histoire de se sentir prêt. Une armure de tissus pour un soldat qui a toujours besoin de se rassurer.
Alan n'a rien de cela. Il a l'air d'être juste Alan, et c'est quelque chose que Moon peut bien rêver, mais qu'il n'aura jamais.
- Qu'est-ce que tu fous-là ? T'as pas école ?
Comme si les rôles pouvaient s'inverser.
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MessageSujet: Re: make me a bird (alan)   Mar 27 Déc - 20:53


Y'a un truc qui merde.

Quelque part dans sa voix, un léger tremblement qui ressort pourtant une trop grosse confiance. Y'a une sorte de douceur qui s'étale. Une genre de saloperie chansonnette qui sort pas de la tête. C'est un peu comme ça. Faut dire qu'avec un pseudo Katana, il l'aurait jamais imaginé comme ça. Aussi fake. Aussi raturé de partout comme un coloriage raté d'un môme de quatre ans. Y'a tout qui dépasse, y'a plein de couleurs pour effacer le noir des traits, pour laisser autre chose s'exprimer. C'est difficile de discerner ce qu'il forme. Peut-être un néant tout entier qui dévore la galaxie sur son passage.

Froncement de sourcils.

Non décidément, ce type est plus compliqué qu'il n'y paraît. Katana ça laisse présager une barbe de plusieurs jours, des tatouages, une allure badass à s'en tirer les tiffes, à en faire jeter les culottes des midinettes en chaleur. Katana c'est un poil au-dessus de la réalité. Et Alan, ça l'amuse plus qu'autre chose de voir une telle incarnation. Y'a un décalage. Et ça lui fait tout drôle de parler pour pouvoir communiquer avec lui. Son ventre en vient à se tordre un peu devant l'éternel joueur à la tactique inégalée.

Gosse de riche.

Sale gosse tout court.
- Non monsieur, j'la joue punk des grands chemins. J'sèche la primaire, je tag les murs et je bois de la binouze en rêvant de la gueule de bois. Ton sarcastique, un peu cinglant tout en témoignant du bon-enfant. Il changera pas. Il a comme une compassion immense pour l'infâme roi des pixels. Celui qui se cache, qui veut pas qu'on voit sa face. Et toi ? Hm ? Fatigué de t'toucher entre tes quatre murs ? R'marque, prendre le soleil ça peut pas t'faire de mal, t'as l'air tout palot pauvre Moon-Moon.

Comme à la maison. Comme dans une famille. Comme un vieux pote de lycée à qui il a des tas de choses à raconter. Il reconnaît pas vraiment les sms, les écrits qu'il a lu et relu parfois pour simplement tuer le temps. Y'a tout un espace entre eux. C'est pas faute d'essayer de déployer une corde pour essayer de se rejoindre, en attendant elle est plus propice à les pendre qu'autre chose.
- En vrai, fallait bien crever l'abcès un jour. J'suis désolé, c'est p'tête un peu brutal pour toi, j'aurais pu EFFECTIVEMENT préparer l'tapis rouge, les fleurs et le panier garni. Petite moue à peine visible, il joint ses mains sur la table. Il sent sous son corps que la chaise est pas stable. S'il se balance, il se cassera la gueule de toute beauté. Alors il se retient.

Inspiration profonde.
- Je m'excuse de cette outrecuidance votre altesse. Toujours dans le même timbre sans le vouloir. Pas franchement bête ni teigneux. Juste dans son élément. Avec un fantôme qui le comprend.

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MessageSujet: Re: make me a bird (alan)   Mer 28 Déc - 0:03


“did you get notes for me?" "no", Ronan replied, "i thought you were dead in a ditch” (w/the raven boys)

Et c'est vrai, qu'il a l'air tout palot, moon-moon, avec son petit sourire pincé et sa posture faussement décontractée. Il a l'air de celui qui n'a pas dormi depuis dix mois, mais c'est encore pire sous le maquillage. Souvent, il voudrait se refaire la peau entière, moon-moon. Se laver à l'acide, et tout recommencer. Frotter fort, pour que tout parte, absolument tout - les regrets, la rancœur, les mensonges. Arracher son sourire, ses lèvres dégueulasses. Arrêter le cercle vicieux, les produits pharmaceutiques pour aller mieux, les pilules du sommeil pour faire semblant d'avoir un rythme, n'importe lequel, et le fond de teint pour avoir l'air en vie. Cela le prend, parfois - aux tripes, brusquement, si fort qu'il ne peut plus rien faire pendant des heures. Rien d'autre que se détester. C'est une activité comme une autre.
Les crises sont rares. Cela ne lui est pas arrivé depuis des mois. Il ne compte pas. Ses parents le font, quoiqu'il l'ignore complètement. Il a séché la primaire, le lycée, et les réunions familiales, les repas où on devrait se dire les choses au lieu de les crier.
Ye-sung regarde le garçon à ses côtés, et une vague de jalousie l'atteint, mêlé à une certaine admiration, une messe basse - celle des non-croyants, plus tard, quand je serai grand, je voudrais devenir tout comme lui.
S'il savait, Ye-sung. Mais il ne sait pas, il n'arrive même plus à rêver de liberté, et tout cela ne fait que lui effleurer l'esprit. Un esprit vide, où les pensées arrivent trop vite pour être interceptées. Très franchement, il ne peut se détacher des gros titres qui font la une de son cerveau, couleur carmin. Il est cool, foire pas. Et il le savait déjà, sous les piques moqueuses, quelque part entre les lignes. Mais voir la scène se passer devant ses yeux et une toute autre histoire. Une histoire qui lui arrache un petit sourire, véritable cette fois, suivie d'une moue boudeuse. C'est qu'il est horriblement agaçant, aussi. Ye-sung pourrait le reconnaître dans son expression comme dans ses messages. Il a l'air d'un comédien, plutôt doué, quoique trop dans le personnage.
Face à lui, Ye-sung a l'impression d'être un clown triste. Il n'a rien d'un prince, même si les autres murmurent le contraire. Et sous la moquerie, Alan semble le reconnaître comme tel, lui dire, je sais, je sais, mais t'inquiète, je garderai le secret. Ye-sung lui en est reconnaissant, même son inconscient embrumé se fait sûrement des idées. Alors il continue de vivre en grand-duc, sa majesté des amitiés ratées.
- Je suis outré. Qu'est-ce que tu fais encore à ma table, paysan ?
Il lève les yeux au ciel. Ye-sung, il ne sait même pas ce qu'il fait à sa propre table.
Silence, un souffle léger. Il se pince les lèvres et ravale ses arrières pensées, même s'il ne peut s'empêcher de faire tourner sa cervelle ramollie dès que son interlocuteur fait le moindre geste. Il veut prévoir, Ye-Sung. Avoir le contrôle total, toujours.
Amenez-moi les statistiques, bordel.
On dit qu'il y a 90 pour cents de chance pour qu'il vous oublie dans un mois.
Il décide de crever l’abcès à son tour, pour ne pas perdre de temps. Un mois, c'est court. Et même s'il n'a rien prévu, cela reste trop court tout de même.
- Uh, je préfère cette fois-ci à l'autre, qui était carrément brutale. On t'a jamais appris la politesse, de là où tu viens ? Il a un petit rire, parce que c'était drôle, tout de même. Drôle comme dans surprenant. Assez pour que Ye-sung y repense de temps en temps. Et tout ce qui arrive à surprendre Ye-sung le rend aussi curieux.
- D'ailleurs d'où tu viens ? Tu me stalkes c'est ça ? Je vois pas comment tu aurais su que je viendrais ici, sinon. Comme tu le dis, je préfère rester chez moi et m'toucher. Tu m'espionnes chez moi aussi ?
Il a des questions, Ye-sung. Toutes sérieuses, bien que dissimulées sous des sourires confiants. Une confiance en soi qui dissimule elle-même une appréhension de tout, mais surtout du pire. Ye-sung, c'est une poupée russe, la face maquillée qui va avec, et le corps beaucoup trop maigre pour y renfermer autant de secrets.
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MessageSujet: Re: make me a bird (alan)   Mer 28 Déc - 20:22


C'est étrange.

Il a pas essayé d'imaginer pourtant. Et au fond, il a jamais cru que ça arriverait un jour. Plus tôt il se contentait d'une habituelle torgnole, d'une claque virtuelle, d'un rire en émoticônes bidons. Il se contentait d'un univers qui était le sien. Il se contentait d'une limite, d'un paravent derrière lequel se dissimulait le corps, la présence toute entière d'un vague sourire caché sous des tonnes de commentaires. Ce type c'est l'avenir. Ce type c'est un grand. Ce type il est le plus apprécié chez les jeunes. Ce type c'est pas n'importe qui.

Il pourrait être n'importe qui.

Aux yeux d'Alan, il l'est sans doute un peu trop. Il a des trucs qui peuvent le rendre unique, ces micros-détails à peine perceptibles, ces manies louches qui parfois envoient en asile. Il est comme lui, comme eux, comme ceux qui se démènent pour rendre le monde plus vivable. De cette génération crasse qui retombe dans le chiqué histoire de pas faire face au vrai. Au véritable. A la chair, au sang, aux veines, aux tripes qui s'écoulent par les orbites. Inconscients. Ou trop conscients.

Une belle brochette de caniches.

C'est nécessaire, c'est tant mieux, c'est évident. C'était écrit. Pour faire mieux, pour la jouer bohème accompagné de sa guitare à deux balles qui tombe en lambeaux.

Pincement de lèvre inférieure.

Il perd pas de toute sa rhétorique, de sa touche médisante made in Moon-Moon. Inspiration profonde, il cale son menton entre ses bras, l'air de rien, pire qu'à la maison : chat de gouttière. Il le regarde attentivement, presque attendri.
- Non, t'es juste prévisible. Il reprend son calme, abaisse toute excitation due à la mise en existence. Quelques mèches de sa tignasse tombent avec négligence sur son front, le hacker borgne hausse les épaules. C'est pas un mal hein, au moins pas besoin d'une chasse à l'homme pour te r'trouver. R'marque le jeu en aurait valut la chandelle.

Confrontation loin des balles qui sifflent près des oreilles, des casques posés, des micros activés, des voix qui laissent paraître les tremblements. Maintenant il peut faire gaffe aux doigts blancs du buveur de café qui pianotent délicatement sur la tasse. Pour peu il pourrait en sortir un tube : dépravation d'ongles anxieux sur une surface porcelaine. Classique.
- J'suis qu'un paysan. T'as pas envie d'savoir d'où je viens. C'est pas que c'est pas flatteur, c'est juste que virer en speed-dating ça le botte pas. Il est pas là pour ça. Uniquement pour admirer sa victoire d'un oeil pétillant, et d'un seul. J'déduis seulement des trucs. En vrai j'sais rien. Alan pourrait tout savoir, s'il le voulait. Maintenant, tout de suite. Il se sent pas capable de percer à jour tout ce qu'il lui réserve. Juste les racontars, les rumeurs lancées qui font des débats sur des forums d'ados en chaleurs. On est pas loin du notice me senpai, sauce à l'antique pour y donner d'la profondeur.

En rien délicat.

- Bah... T'es pas content ? Fallait bien passer ce cap un jour. Ensemble. Main dans la main, yeux dans les yeux...

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MessageSujet: Re: make me a bird (alan)   Mer 28 Déc - 22:59


“did you get notes for me?" "no", Ronan replied, "i thought you were dead in a ditch” (w/the raven boys)

Est-ce qu'il a peur qu'on l'espionne, Ye-sung ? Est-ce qu'il flippe à l'idée qu'Alan puisse savoir tout ce qui se passe entre ses quatre murs, lorsqu'il essaie de dormir sans y arriver, lorsqu'il essaie d'assouvir un désir qui n'est clairement pas de la partie. La réponse est non, et avec le sourire, en plus. Parce qu'il y a une certaine fierté à avoir en sa possession un stalker, un stalker comme Jane. Il n'a pas grandi, Ye-sung. Il veut toujours les regards, les applaudissements. Et si c'est en rapport à sa vie pourrie plutôt qu'à son parcours de gamer, alors tant pis. C'est toujours mieux que rien - de cela il ne veut en entendre parler. Parce que rien, c'est l'oubli. Et l'oubli, c'est la mort.
Finalement, Ye-sung a une furieuse envie de vivre.
Est-ce que cela fait de lui un exhibitionniste morbide, montreur de vie gâchée ? Peut-être. Mais si Alan s'ennuie assez pour s'intéresser à lui, alors est-ce que tout cela à un seul putain de sens ? Sûrement pas. La vérité, c'est que ce sont juste deux gamins en quête de compagnie.
La vérité, c'est qu'ils sont tous les deux prévisibles. Et cela même si Ye-sung s'est entraîné jour et nuit pour ne plus l'être, surprendre l'adversaire et gagner la partie. Cela même si Alan a l'air d'un chat de gouttière, espiègle et râleur, naviguant selon l'inclination des vents de l'ouest. Il était fait pour revenir sur ses pas et entrer dans ce café, histoire de discuter. Briser la glace, les pixels pour révéler l'horrible réalité. Et tant mieux, car Ye-sung aurait été bien incapable d'organiser une chasse à l'homme pour lui. Il perdrait sa tête dans sa propre chambre, comment aurait-il pu se vanter d'avoir retrouvé le messager ?
Cela le rassure, quand il observe calmement le garçon s'affaler sur la table, les pattes velours sous le bout de son carnet - ce qu'il ne remarque pas, trop occupé par cette putain de mèche qu'il a envie de lui enlever des yeux, la couper au cutter, histoire de voir ses yeux improbables.  Il a l'air encré dans le moment, Alan. Il n'est pas au rebord de sa chaise, prêt à s'en aller. Il reste. Inchangeable face à son interlocuteur. Et c'est déjà une petite victoire en soi.
La prochaine est d'en savoir plus, ce que Ye-sung arrive à faire, alors que la voix flegmatique d'Alan resserre l'écart entre eux. Il apprend qu'il n'en saura pas plus, et étrangement, cela lui convient. Alan est réglo avec lui. C'est fifty fifty. S'ils tentent de pousser gentiment l'autre dans ses retranchements, ils ont l'amabilité de ne pas demander la lune. De laisser le temps au temps. Ils laissent pourtant comprendre à l'autre qu'il y a des mots derrière les mots, et qu'ils sont doués pour les placer dans les espaces vides, les petites interstices où l'on ne penserait pas chercher un seul instant. Ye-sung ne se rappelle pas où il a laissé ses clés les trois quarts du temps, pourtant c'est un as dans le domaine.
- T'as raison, j'ai pas envie. Et il sait qu'Alan sait. Et cela le fait sourire, presque tendrement. Le reste de ses paroles sont bientôt immergés dans son rire, qu'il essaie de stopper quelque part dans le mare de café, tout cela sans s'étouffer dans le processus.
Quand il se redresse, son œil vif croise celui, humain, de son interlocuteur.
- Okay, t'es vieux jeu. Je sais plus vraiment si je dois en être dégoûté ou - ouais, c'est carrément dégoûtant. J'étais sûr au fond, que t'étais un fan de shôjo.
Il ne finit pas ses phrases, Ye-sung. Il ne sait pas comment. Il n'a pas assez de temps pour réfléchir, il ne peut pas effacer et revenir à la ligne comme il l'aimerait. Mais le silence ne lui fait pas peur, cette fois. Il retombe entre ses bras paisiblement, et dans toute cette nouveauté, cette curiosité mordante, ce moment, ces vingt petites secondes sont sûrement pour lui les plus reposantes de la semaine.
- Monsieur commandera-t-il quelque chose ?
Ye-sung ne sursaute pas face au nouvel arrivant, le petit serveur aux traits du soleil. Il l'a vu arrivé derrière Alan, et il demeure inchangé, il a peut-être juste du mal à regarder l'un contre l'autre.
- Vas-y, je paie.
Invitation silencieuse. Il ne veut ni avoir l'air du mec qui veut conclure, ni celui du petit riche qui aimerait faire une faveur aux plus pauvres, il ne fait de toute façon pas dans la charité, et sa BA de l'année a déjà été accomplie - il est allé au restaurant avec ses parents pour son anniversaire, c'est clairement assez. Non, il est juste content, finalement. Content que son après-midi soit devenu leur. Un peu déroutante et mal ajustée, certes, mais beaucoup mieux que ce qu'il avait prévu. A des années lumières des histoires qu'il s'était faites.


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MessageSujet: Re: make me a bird (alan)   Ven 30 Déc - 17:09


C'est bien.

C'est que ça commence à faire mouche, c'est que l'étincelle se ravive peu à peu mais sous un nouveau jour, un jeu autre que celui qu'ils ont l'habitude de déballer sur la table. Pas de cartes rouges, ni noires. Seulement une boîte dont ils sont obligé de comprendre les mécanismes pour pouvoir continuer. C'est pas si difficile. Faut attaquer d'un côté, puis d'un autre. Seulement, tout seul, il y arrivera pas. Il a besoin du gamer pour prétendre à une victoire. Soit, pour une fois faut s'allier au lieu de se déchirer : étrangement ça lui déplaît pas.

Il reste dans sa position, sans ciller plus.

Ses muscles se détendent sous la chaleur ambiante, et ce malgré le serveur qui balance d'une voix stridente si ces messieurs désirent quelque chose. Un peu de calme. Un coin où rien foutre est permis. Un petit coin made in paradise sans ses angelots fessus et joufflus. Il se marre vaguement en s'insufflant l'image puis lance un haussement de sourcils à celui qui lui fait face. Il offre. C'est de la maison du plus aisé. C'est beau la politesse.
- Café, merci.
Le hacker racle le fond de sa gorge, se redresse subitement en étirant sa colonne distordue. L'élément perturbateur repart dans un petit mouvement étrangement dansé. A nouveau dans la sphère de l'IRL, de l'intimement indécent.
- Là techniquement on est censés se raconter nos amis, nos amours et nos emmerdes. Pincement de lèvre inférieure, une seconde seulement. Mais j'ai ni l'un ni l'autre, et toi... J'pense pas, si ?

Il veut pas forcer la puce.

Il veut pas découvrir des trucs qu'il pourrait regretter, ou alors se retrouver dans une position de malaise. Pour une fois, Alan, il veut laisser de côté ce qui le rend si informe. Si louche. Si y'a un bug quelque part, il aura pas besoin de l'oeil pour le découvrir.
- Constat : t'es moins expressif qu'par messages. T'as perdu d'ta splendeur tout d'un coup. Le sourire déroge pas à sa place habituelle. Il est même un peu plus sincère. Pas plus joli, juste franc. Ah, on a l'air cons putain...

Et durant un instant, il se dit. Alan il se dit qu'il aurait peut-être pas dû faire ça. Qu'au fond c'était stupide, en plus d'être égoïste. Qu'il sait plus trop et qu'il préfère se concentrer sur la manche de Ye-Sung. Elle a rien de spécial. Elle est pas spécialement moche, ni belle. C'est une manche quoi. Pourtant il la trouve fascinante à ce moment précisément.

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MessageSujet: Re: make me a bird (alan)   Dim 1 Jan - 18:40


“did you get notes for me?" "no", Ronan replied, "i thought you were dead in a ditch” (w/the raven boys)

Alan avachi sur la table, Ye-sung le regarde de haut, mais pas de haut. C'est une différence infime mais une différence tout de même. Il l'observe au lieu de juger, du bout de son nez jusqu'à la ligne décousue de sa chevelure en bataille. Comme un animal étrange et incongru, une créature exotique qu'il rencontrerait pour la première fois. Et il aimerait que cela ne se voit pas, Ye-sung. Jouer au gars détaché, parfaire son image de toujours, mais la vérité est qu'il a plus l'air de l'écolière timide que de celui qu'il veut être. On ne l'avait pas prévenu, aussi. On ne lui avait pas dit de se préparer, Ye-sung, parce que tu vas rencontré quelqu'un et qu'il faut toujours que tu sois prêt, que tu saches quoi dire, quoi faire, histoire de ne pas tout foutre en l'air. Alan aide un peu. La parole facile et la mine faussement boudeuse, les piques bien placées pour rester en terrain ennemi ; en terrain connu. Il sait faire, balancer des piques, Ye-sung. C'est ce qu'il fait à chaque fois que l'un  envoie un message criard à l'autre. Cependant, la réalité semble peser, sable mouvant qui ne tuera pas, mais le fatigue étrangement. Parce que c'est fatiguant, de communiquer, avec des vrais mots et des vrais gestes. C'est fatiguant, de se retrouver devant quelqu'un et de devoir réagir, et non pas laisser passer l'inconnu comme une ombre dans la rue, autre silhouette qui aurait un but et pas lui. Les gens en général fatiguent. Etre dehors fatigue. A bien y réfléchir, tout fatigue Ye-sung. Et ce n'est pas de la bonne fatigue, celle qui endort les muscles et qui est réparée en allant se coucher. C'est la fatigue de l'esprit, l'autre, la pire. C'est la fatigue qui n'en est pas, la fatigue qui donne envie de ne rien faire, de n'être rien du tout. Ye-sung, c'est son problème, car même s'il voudrait détester les autres pour cela, il ne peut s'empêcher de les approcher, juste pour les effleurer, l'espace d'un instant, être avec eux, faire parti d'un tout. D'un rien.
Et il a l'air bien con, effectivement, à penser à tout ça alors que le plus facile serait juste de vivre l'instant présent. Ils ont l'air cons tous les deux, à essayer de se connaître sans poser les bonnes questions. Cela fait légèrement sourire Ye-sung.
Au moins, ils sont deux.
Si la conversation continue, Ye-sung n'a pas l'impression de se faire voler son énergie par son interlocuteur, qui demanderait toujours plus. Alan semble être sa propre batterie, et donner au lieu de ne faire que prendre.
Et puis tout d'un coup, la conversation cesse, et c'est le silencieux qui doit prendre la parole après avoir essuyé un lancé de roquette. Il ne veut pas perdre sa splendeur, Ye-sung, parce que c'est tout ce qu'il a. C'est son pire cauchemar, son propre revers de cette médaille qu'il s'est fabriqué lui-même, car lorsqu'il y a un haut, il y a toujours une redescente qui suit. Un jour, il ne sera plus qu'un songe, une pâle copie de lui-même. Il l'est déjà, d'une certaine manière. Chaque jour qui passe, il change en espérant rester immuable face au temps. Combien de temps encore avant qu'il ne le fasse même plus hausser les sourcils d'un message bien aiguisé ? Cela le prend de court, Ye-sung - comme tout chez Alan, de sa chevelure en bataille à ses constats véridiques.
Il hausse les épaules. Il ignore quoi répondre à ça, tente la dérision pour ne pas partir à la dérive.  
- Des emmerdes, beaucoup, ouais.
Cela retombe à plat, s'écrase comme une flaque de syllabes difformes. Il se sent observé. Esquissant le geste de ramener l'une de ses manches sur ses longs doigts maladroits, il préfère croiser ses mains devant lui, histoire de se donner contenance. Il finit par les décroiser et les porter à sa tasse, bientôt froide. Il finit son café d'une gorgée, parce que c'est plus facile de laisser couler le breuvage trop sucré dans sa gorge que de parler sans réfléchir - et pourtant, il n'y a rien de plus simple que de parler sans y mettre l'esprit. Pas pour lui. Il a besoin d'effacer les mots, Ye-sung. Il a besoin d'un temps qu'il n'a pas.
C'est ça, le désavantage d'être un humain civilisé. Devoir parler sans savoir quoi dire.
Quand il repose sa tasse sur la table, peut être un peu brusquement, il sait.
- Si tu veux je te mime les emojis que j'utilise le plus souvent. Quoique tu veux sûrement pas voir ça.
Petit rire goût archi-sucré.
Maintenant, détourne l'attention de toi. Toi qui ne veut que de l'attention.
- Je t'imaginais pas comme ça non plus.
Il ne sait pas comment il l'imaginait, il a perdu le fil depuis longtemps, les histoires qu'il se racontait.
Il a l'impression d'être un contorsionniste débutant, de devoir faire des acrobaties sans avoir les rudiments. Ce n'est pas simple - il voudrait que ce le soit.
Et ça l'est, mais il ne le voit sûrement pas.



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MessageSujet: Re: make me a bird (alan)   Jeu 5 Jan - 11:30


Café posé.

Il remercie poliment le serveur d'un mouvement de tête. Il part. Et Alan se concentre sur autre chose, sur l'infâme mixture sombre qui tranche avec la couleur de la petite tasse. Il est amer, il réveille plus qu'il n'endort et fait battre son coeur bien trop vite. De quoi réveiller les vivants, de quoi les secouer un peu dans un quotidien qui s'oublie. Il mordille sa lèvre inférieure, en boit une gorgée avant de soupirer d'une aise certaine. Toute l'anxiété s'éparpille dans le reste de son corps, passe le long de son dos, jusqu'à ses épaules puis dans le fin fond de ses ongles. Moon se remet à parler, la bouche en coeur et des manières toujours aussi évidentes.

C'est pas que le joueur est pas né dans le bon corps.
C'est juste qu'il est un savant mélange entre les deux.

Tantôt féminin, tantôt masculin, ni vraiment l'un et pas totalement l'autre. Y'a un côté perturbant à tout ça qui laisse le hacker songeur, il inspire profondément les effluves qui se dégagent du récipient en porcelaine. Il lui refait face, croise son regard dans une ultime confrontation. Il garde le sourire, toujours, même s'il rayonne pas plus qu'un astre immense, même s'il vaut pas celui d'un mouflet qui vient de recevoir un cadeau gigantesque. Même si, au fond, c'est qu'un sourire parmi tant d'autres qui s'oublie.
- Ah ouais ? C'est juste pour la forme. Il rigole à peine, reprend le fil rouge. Plutôt genre mec baraque qui se fait une détox de huit heures à la gym ? Ou attends... Le vieux geek crade avec ses boutons sur la face, les dents en lapin, les cheveux gras et les lunettes en cul de bouteille.

Il se sent plus adulte, Alan. Il retourne à l'adolescence la plus ingrate. C'est pas comme s'il avait loupé son enfance, c'est juste que le train est passé beaucoup trop vite, qu'il a pas eu la bonne idée de tout mémoriser. Que son entrée dans l'univers complexe des grands, ça l'a marqué à vif, autant qu'un fer rouge bien chaud. Et à cette idée il en papillonne des cils, il a l'impression que ça lui tire au fond de la rétine droite. C'est fantôme, spectrale, obsessionnel.

Vague grimace.
- Hm ouais, j'fais souvent cet effet-là, que veux-tu. La déception, sans doute. Au moins si tu peux pas m'voir... Ce s'ra une bonne raison de plus pour essayer de m'foutre la branlée d'ma vie en jeux. Pause. Hé oui m'sieur !

Il s'arrête, Alan, puis recommence aussitôt, comme possédé par la déesse de la causette.
- J't'avouerais que... J'te voyais pas aussi propre non plus, ni même complètement humain en fait. Dans ma tête t'avais des prothèses de partout, avec des cheats-codes implantés.

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MessageSujet: Re: make me a bird (alan)   Sam 7 Jan - 23:14


“did you get notes for me?" "no", Ronan replied, "i thought you were dead in a ditch” (w/the raven boys)

Sans le reconnaître directement, sans pour autant être dans le déni, comme si cette activité aurait pu être douteuse, Ye-sung a imaginé de nombreuses fois son interlocuteur. C'est humain, qu'il se dit, de vouloir savoir à qui l'on parle, même s'il cherchait plus que tout à ne surtout pas savoir sur le moment, parce que connaître, c'est perdre la nouveauté, la fin des rêveries solitaires. Un savant mélange de curiosité et de rejet, qui les a tous les deux menés ici-même, l'un devant l'autre, comme deux étrangers qui ne le seraient pas réellement. Il l'a imaginé, Ye-sung prendre les traits des plus grands stéréotypes, des plus beaux héros. Il l'a imaginé plus jeune puis plus vieux - sans honte. Il a même cherché à savoir en regardant sur internet - par ennui simplement, de ce qu'il en dit. Mais rien, The eye n'existe pas comme Katana. Et finalement, le voir ainsi, aussi normal, le rend plus charmant encore, plus terrifiant. Trop humain, trop réel, trop.
C'est sûrement ceci qui le dérange, car il y a bien quelque chose d'étonnant chez lui, mais Ye-sung n'arrive pas à mettre le doigt dessus, bien qu'il ait scruté non sans un mauvais espionnage l'autre garçon. Peut-être est-ce sa beauté qui est singulière, bien que trop facile pour le déranger. Ye-sung évite de croiser son regard. Il s'exposerait trop de cette manière.
Il relève pourtant la tête à l'entente du mot jeu, l’œil vif. Le sourire d'Alan est contagieux, bien que Ye-sung refuse de faire tomber le masque sarcastique, l'enveloppe ennuyée. Il hausse les épaules, se réfugie dans un vêtement trop grand pour lui.
- Et ce sera pas une raison de moins pour que j'y arrive. Parce que malgré cette rencontré inopinée, cette gueule attachante, Ye-sung continuera à jouer contre lui, et à gagner. Une promesse discrète à lui-même, rictus à l'appui. C'est qu'il y a toujours l'esprit de compétition, en toute occasion, l'envie d'être le premier, le meilleur, sous peine de se voir voler la vedette et tomber éternellement dans l'oubli.
Il se redresse de sa chaise en l'entendant déblatérer ses aveux comme une adolescente dans son journal intime rose bonbon. Il lève les yeux au ciel, Ye-sung, parce qu'Alan décrit une sorte de super-héros sur-humain au passé vengeur, et que ça le fait rire. S'il savait. Mais il sait peut-être. Et quoi ? C'est peut-être ainsi qu'il s'est imaginé Katana, mais comment voit-il Ye-sung, à présent ?
Même si Katana avait des cheat-codes implantés, Ye-sung ne pourrait réussir à vivre comme un adulte une seule journée.
- Pas aussi propre ? Yah, t'as une belle image de moi à ce que je vois. Il ne rajoute pas sale gosse, même s'il en a terriblement envie. Alan dégage une énergie enfantine, pas de celles qu'on trouve trop candide et qu'on sait se détruire dans le monde difficile qu'est la vie adulte, mais celle qui redonne le sourire, car ce gosse à une vision troublante du monde, une détermination nonchalante dissimulée sous des moues moqueuses.
Et il sait très bien, Ye-sung, qu'Alan veut dire qu'il a l'air d'être enroulé dans en emballage plastique, un corps bien proportionné à vendre pour le montrer, en faire une série de clones pour avoir son petit moon avec soi. Il sait qu'il est lui-même un produit de la consommation, une idole qui se croit simple joueur de jeux-vidéos mais dont les médias s'emparent pour se faire le plus d'argent possible. Il sait tout cela, et bien plus encore, et le pire est qu'il l'a choisi. Le pire est qu'il a vu aussi loin que tous ces publicitaires désabusés, parce qu'il connait les techniques. Cela fait longtemps qu'il est dans le milieu des masques lisses et séduisants.  
- Parce que tu crois que ce corps à vécu beaucoup de guerres, toi ? Petit rire. Il en a connu, elles n'avaient juste pas les mêmes allures. J'ai pas besoin d'être rapiécé. Je suis juste - Moi. Dépecé, jeté en morceaux aux pieds des autres, tout cela pour leur beaux yeux, et l'applaudissement du public. Ye-sung. Un mec dans la vingtaine qui joue aux jeux vidéos.  Il ne sait pas s'il veut l'être, mais il sait simplement qu'ici, il ne veut pas être Katana non plus. Il s'est attaché à ce pseudo enfantin, il s'est crée un personnage qui va avec, durant toutes ces années en solitaire. Mais Katana reste dans le virtuel, Katana peut brillé sur les photos, faire la gloire des premières pages. Cependant, Katana est trop difficile à gérer dans une conversation comme celle-ci, où les visages sont à découverts. Il n'est pas fait pour cette réalité là. Alors il tente tant bien que mal de ramasser les pièces de Ye-sung et de les remettre ensemble, puzzle éparpillé avec le temps, dont les pièces ont sûrement roulé sous les meubles poussiéreux. Il se raccroche au peu qu'il connait de Ye-sung, ses petites manies d'antan, lorsqu'il parlait encore avec d'autres, et sa façon de se replier sur soi-même, par timidité. Il s'emmêle les pinceaux dans ses propres personnages, trop différents pour qu'il endosse leur costume tous à la fois. C'est difficile, d'être un héros.
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MessageSujet: Re: make me a bird (alan)   Mer 11 Jan - 11:23


Juste moi.
Juste lui.
Juste eux.

Rien de plus simple, même enfantin à bien y penser. Pourtant à bien y réfléchir, ils sont quatre à cette table. Les entités qu'ils s'inventent et les véritables masques qui se cassent la figure maintenant. Un coup c'est Katana qui parle, puis Ye-Sung, parfois c'est un entre-deux qui fait tourner la tête et fait pauser des questions. Qui est le vrai du faux, qui prend la place de l'autre et vice-versa. Même là, Alan peut pas faire grand-chose et c'est pas son oeil qui l'aidera à découvrir ce qu'il est réellement. Il est bon avec les faits, pas les hypothèses ou les relations purement humaines dont les statistiques changent à chaque fois. Y'a plus de mathématiques, que de la physique et de la chimie interne qui se mesure en craquages ou en dissimulations.

En attendant, le café refait son chemin, libère sa gorge des noeuds qui se sont installés en début de conversation. Plus ça continue, plus il se sent à la fois bien et purement mal à l'aise. C'est paradoxal, ça lui va pas, lui qui en temps normal est du genre à poser ses pompes en éventail sur la table, sans gêne, sans se soucier de la pensée d'autrui. Peut-être que celle de Ye-Sung compte et qu'il vaut sauver les apparences, déjà qu'il a merdé au niveau oculaire. Son sourire grandit, de plus en plus franc et satisfait.
- Nan mais hé, bien sûr qu't'as fait la guerre ! R'garde un peu... T'as pas été totalement rongé par Néo, et ça mon gars, c'est digne d'un foutu vétéran. J'te décerne ta médaille quand tu veux. Une pièce en chocolat pour se donner un peu de candeur bonus. T'as pas b'soin d'être rapiécé, certes. Mais qui parle de b'soin ? C'est une évidence, t'as été r'tapé malgré toi. J'ai pas d'miroir magique pour l'prouver, n'empêche que j'te donne pas cinq ans pour avoir bientôt une armature en métal. Haussement de sourcils. Y'a quelque chose d'angoissant, de flippant. Y fait pourtant pas partie de ce peuple qui redoute son humanité, il est plutôt hybride, un mélange entre l'homme et la machine sans pour autant avoir une mémoire vive. La sienne l'est pas de toute manière, elle est dé-vive, ou a-vive - il aime pas dire lent, tout de suite ça fait sonner bien plus stupide.

- En attendant, tu veux savoir c'qui coince ? Ce café. Il est bien mignon, bien choupi sous toutes ses coutures...
Il appuie ses propos en regardant les alentours, la décoration qu'il analyse rapidement sans trop y accorder d'importance. MAIS ! On s'fait chier. Le fond de la tasse passe, ça lui brûlerait presque la langue. Il secoue sa tignasse, se redresse subitement puis poings scotchés sur la surface lisse, il se penche très franchement vers la tête blonde. Il est photoshopé ce gamin, retapé au logiciel tellement sa peau est lisse.

Il est pas fait pour ce monde, Ye-Sung.
- Station Pandora, demain à 15h, ça t'va ? C'est à Vela, tu d'vrais facilement trouver, on dirait l'entrée d'la grotte d'un kraken.

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