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pour éviter tout malaise, merci d'aller lire les annexes le plus rapidement possible ! :you: :ouh:

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 the demon dance ▲▼ kata

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glitch in the system

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▲▼ âge : 22 balais à tirer, avec antécédent d'adolescence foirée.
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▲▼ race : humain à en crever, malgré la touche fake qui fait douter une seule seconde.
▲▼ position dans les partis : s'en tape comme de la dernière pluie.
▲▼ métier : hacker à temps plein, bidouille, tripatouille et jazzman au bow-tie.

▲▼ signe(s) distinctif(s) : oeil droit robotique, un nano-oeil presque crédible.
▲▼ dans tes poches : des fruits secs, de la poussière, une bague rouilée et des vieux tickets périmés illisibles. on oublie pas bien sûr, le propulseur dans la ceinture, au cas où.




- heroes never die -

MessageSujet: the demon dance ▲▼ kata   Lun 26 Déc - 0:38


Elle trompe son monde.

Elle trompe même un univers entier de bons idiots qui ont jamais vue une aussi jolie fille dans le coin. Faut dire ce qui est : ils ont du goût. Ils aiment bien sa manière franche de parler, ses rires profonds qui témoignent d'une fumette intempestive - même constante.

Mais lui, lui il est pas berné. Il se laisse pas avoir par le semblant de décolleté, par les joues creuses et les os qui ressortent avec nonchalance dans son dos. C'est un sac de chair cette nana, elle donne l'impression de traîner son corps comme un boulet. Elle a du mal. Pourtant elle a un genre de sourire vicelard qui lui colle à la face, y peut même y déceler de la glue qui y dégouline tellement c'est répugnant.

Lui il a terminé son tour, il a passé son instant musical sans encombres. Il a déjà bu. Un peu, juste assez au bar, les jambes croisées à analyser chacun de ses mouvements.

Bien sûr qu'elle gruge.

Il sait pas comment elle s'appelle, n'empêche qu'elle a la main habile et qu'elle amasse un pactole. Il écoute pas vraiment ce que les gars autour disent, c'est pas le plus intéressant. C'est tout juste si ça leur fait pas plaisir de se faire déplumer. Y'a du plaisir masochiste dans le poker miteux, ils attendent au tournant leur revanche, la chance. Puis rien. Juste les billets qui partent, la fumée qui s'amasse un peu plus, à moitié étouffante ou presque. Il pourrait suffoquer. Il a trop l'habitude malgré tout, Alan. Bientôt on lui dira que ses poumons sont foutus pour cause d’annihilation de saloperies et de vices.

Elle se barre. Elle file. Elle a laissé sa veste sur la chaise. Elle sera présente pour le prochain doute. C'est sans doute l'instant parfait pour aller admirer les étoiles. Il se fait pas prier. Le verre entre les doigts, il termine la liqueur presque appréciable au bout de trois gorgées.

Il suit.

Il attend. S'approche pas vraiment, enfonce ses mains dans les poches de son manteau vieillot et fade. Elle avale profondément la fumée qui lui ressort par le pif et il se retient de jouer la carte de l'oeil-magique, pour lui pomper toute sa biographie grâce à sa puce. Il veut pas se gâcher la surprise.
- J'veux pas la jouer nonne, mais c'mal de tricher. Grincement de dents, à peine compatissant, il tourne la tête vers elle. Y'a peut-être un mètre qui le sépare de la zone d'intimité. J't'ai jamais vu par ici... T'as essayé différents endroits pour voir où étaient les plus cons à berner ? J'crois que là, t'es tombée sur le gros lot.

Cachée dans l'ombre, elle ressemble à des cendres éteintes.

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MessageSujet: Re: the demon dance ▲▼ kata   Lun 26 Déc - 13:09



THE DEMON DANCE Leurs mains tremblent comme les coeurs pourraient trembler à leur tour et le monde soudainnement s'effondrer, se déformer, mais le palpitant il ne peut que sauter et rater ses battements à chaque carte qui menace de tomber, ils frisent l’arrêt à chaque tour de table, ils agitent leurs tocs, grattent leur menton, roulent des yeux et surtout n’hésitent pas à exposer leur absence de tranquillité. Ils sont hilarants quand on est de l’autre coté. C’est cette espèce de peur insidieuse qu’on n’arrive pas à chasser tant qu’elle est pas arrivée à son apogée, qu’on s’est pas mit à hurler dans un coin et qu’on a pas essayé de décharger ce trop plein d’émotions négatives sur quelque chose ou quelqu’un, elle gonfle silencieusement et envenime la partie jouée d’avance. Ils arrivent à ce point où ils espèrent, ne font plus confiance en leur talent mais à leur chance et a une quelconque divinité bienveillante  qui voudrait les sauver. Kata pourrait se glisser dans leur dos et les prendre par surprise, mille eon qu’ils sursauteraient et appelleraient maman, ou flancherait sur le coup, qu’une mouche pourrait leur filer la pire des angoisses. Ils ont peur de perdre, ils ont peur de miser trop, de rentrer chez eux sans un sou en poche et se faire allumer par leur femme, leurs mères, et tout ce qui peut encore exister dans leurs pièces bétonnées qui respirent l’industrie, le métal, l’huile, déjà qu’ils n’ont plus grand-chose pour certains. Ils craignent l’invisible.  Sans pas parler de ceux  n’ont jamais rien eu et qui se mordent les doigts, pour peu, joueraient leurs âmes. Kata n’a pas de pitié, Kata n’hésite pas quand elle balance son carré d’As fraîchement peint, tiré de sous sa manche quand ils étaient trop occupés à fixer leur jeu, la mine déconfite. Ils n’y font plus attention, ils pensent être concentré, mais là haut plus rien ne répond que les systèmes d’alertes. Elle ramasse les gains, elle empoche tout ce dont elle n’a pas besoin. Fin du premier round, elle n’accepte que le cash et pour les malins qui voudraient parier leur peau, elle refuse catégoriquement. 

C’est jouissif et elle ne le fait que par pur plaisir, c’est pas comme-ci c’était nécessaire, que quelqu’un était en train de crever dans son entourage et qu’elle avait besoin d’une prothèse, pire, d’un transfert. Ca n’a rien à voir avec ça et quand bien même, elle  n’est pas sure aujourd’hui d’être capable d’abandonner son dû si facilement, pour la survie d’une personne qu’elle ne connaît pas tellement. Faudrait qu’elle passe tout son temps avec pour se dire que ça vaut le coup, elle prendrait pas le temps d’y réfléchir, elle le ferait. Hésiter une fois c’est bien la preuve que c’est foiré pour toujours. L’avantage d’être seule et de ne pas avoir besoin d’être plusieurs, c’est qu’on s’en sortir sans trop de soucis, qu’on a tout pour sa personne et qu’on a pas de comptes à rendre. Et ça l’effraie le plus dans une relation, de devoir quelque chose, de se sentir redevable, d’être dépendante. Faut rien se devoir, faut juste profiter. Même avec le patron elle ne s’est  jamais sentie de devoir lui rendre tout ce qu’il avait donné. Peut-être parce que reprendre le Red Lips, c’était aussi perpétuer l’esprit, elle ne l’a pas vendu, elle n’a pas fait de ce coin miteux un truc encore plus miteux en déléguant le sale boulot à quelqu’un. En fait, tout le contraire, elle s’est acharnée à le personnaliser et en faire sa propriété. C’était son héritage et elle en a bien profité, aujourd’hui encore. Son cabaret. Sa maison close. Sa chose. Ses danseuses. Sa famille. Et elle leur doit rien, elle n’a pas besoin de se dire que tout ne tient qu’à un chèque qui pend au nez. Si elles veulent se barrer, la porte est ouverte, elles aussi doivent rien. Personne ne doit rien à personne. On se donne mutuellement l’illusion d’être ivre de liberté.

Sa liberté c’est sa pause clope à elle, la toison argentée au dessus de sa tête qui coule sur son visage un air frais et requinquant. C’est pouvoir respirer autre chose que l’odeur de l’alcool, de la transpiration. Un truc privé avec Kata et Kata intérieur, que personne à le droit de briser. Pas même l’autre gigolo qui n’arrêtait de pas fixer en travers pendant qu’il grattait son instrument. Cette espèce d’enfant dans des fringues de grand. Un peu trop observateur. 

« Ta mère. » Elle sourit, toussote, fait tourner un instant son bâton fumant dans ses doigts et daigne lui accorder un regard en biais, le prendre de haut et p’têtre, p’têtre l’intimider si elle y arrive. Mais elle compte pas là dessus, les coups bas de ceux qui savent pas se défendre, leurs techniques de psy attardés c’est pas sa came. Un regard . Un seul, avant de détourner, d’être dérangée par quelque chose. Un détail. Mais là dessus, elle n’est pas assez douée pour décrypter, pas aussi douée que lui visiblement. Chier . « Elle fait quoi ta mère ? Elle t’as abandonné ? Tu veux que j’te ramène chez toi gamin ? T’es perdu ? C’est quoi ton putain de problème ? » Tricher. Tricheuse. Menteuse. Mensonge. Berner.  C’est les sales révélations qui marquent, les sales vérités qu’on aime jamais se prendre dans la face. Ca rend grincheux, ça fait sortir les griffes. « J’crois pas que ça te regarde et même, j’fais bien ce qui me plaît. ‘Sont bien libre de faire ce qu’ils veulent de leur fric, pas mon problème s’ils pensent qu’à picoler plutôt que s’occuper de leur foyer. »  Elle se détache de son mur, de son pilier, de ce qui l’empêchait de flancher. Maintenant d’égal à égal,  Kata elle affronte les choses en face, autant qu’elle peut. Un putain de piquet bien droit aux épaules trop droites qui cachent sans doute une âme trop stricte pour sa raison. « P’têtre que quand ils auront plus un rond, ils pourront capter que c’est pas misse fortune qui va les aider. T’es de quel coté toi, des abusés où d’ceux qui profitent ? » L’est sans doute trop bien fringué pour être de leur camp. Mais trop gonflé pour diriger, c’est le juste milieu. Un type sans doute bien.  « Au fond, t’fais ton justicier, mais ça te fait marrer aussi. Me dit pas que tu vas leur donner une pièce quand y ‘f’ront le trottoir. J’te crois pas. » Le doute roulent sous ses doigts.
Il est aussi lumineux qu'un réverbère, p'têtre aussi généreux que la lumière, gratuite.  

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Dernière édition par Kata Shadrina le Mar 27 Déc - 21:03, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: the demon dance ▲▼ kata   Mar 27 Déc - 16:46


Sur le coup, il se dit qu'elle a un problème.

Particulièrement avec sa mère, qui lui a rien demandé. Il y songe un instant. Il sait qu'elle écoule des jours paisibles dans son petit boulot, qu'elle aimerait avoir plus mais qu'elle aura jamais ce qu'elle veut. Il sait que c'est une femme bien au sourire ravageur et ravagé. Il voit pas ce que sa mère peut bien foutre dans l'histoire. Ce qu'il en retire venant de cette gonzesse squelettique, c'est qu'elle a la haine bien comme il faut, placée entre ses yeux vitreux et sa bouche de rapace.

Elle a tellement la rage qu'il peut voir de la bave sortir d'entre ses dents. Elle débite à une vitesse folle qu'il avait pas prévu. Il se retient de se marrer, Alan. C'est pas qu'il la trouve ridicule, c'est juste que des cas similaires à celui auquel il fait face, ça se trouve que très peu dans Néo. Dans la campagne à la rigueur, parmi les survoltés qui mordent plus qu'ils n'essaient d'appréhender la situation. Elle est tellement particulière qu'il la voit très bien dans un musée, foutue dans un bocal en verre rempli d'une eau verte pour la garder.

Spécimen ô combien rare.

Oui. Si bien qu'il se retient de mémoriser les mots qui s'envolent en laser. Il pince sa lèvre inférieure, mordille la chair en attendant qu'elle boucle son monologue un peu trop théâtral. Trop poussé. Bien vulgaire cela dit, et ça lui plaît.
- Oh wow. Tu parles de ma mère alors que tu m'glisse un sermon signé maman-poule. Hochement de tête pour s'auto-approuver, le jazzman sort à son tour de sa poche son paquet de clopes. Vide, bien évidemment. Un soupir lui échappe, il fout la boîte en carton dans la poche de sa veste. L'est très beau l'tableau que tu déballes c'la dit. T'es du genre profonde optimiste, nah ?

Il se marre, fait vrombir sa gorge de gamin déjà trop souillé par les années. Il continue de la dévisager. Pas trop méchant. Ses joues sont creusées, il peut presque y voir les pelles bien plantées qui ont permis un tel boulot. Puis y'a ses cheveux trop sombres aussi. Y'a tellement de contraste qu'elle pourrait la jouer draculette sur fond de cimetière d'antan.

Il résiste pas plus longtemps, Alan. Il déploie ses quelques écrans incrustés au fond de son oeil. Il y voit le principal, fait défiler seulement ce qui est intéressant.

Elle a un nom. Kata Shadrina. Elle est pas bien vieille, pas si vieille que ça en tout cas, et en plus elle gère un établissement de renom. A priori on l'a jamais chopé pour arnaque, elle a pas fait de taule. Elle fait semblant d'être clean.
- Miss Kata. En fait ouais, j'dois avouer que t'as raison. N'empêche que t'es douée et que t'laisser passer, ce s'rait du gâchis. Genre artiste qui se remarque pas, t'vois ? Pour peu il ronronnerait. Moi j'te propose un truc. On fait copain-copain, ou j'déballe ta combine aux molosses de la taverne. T'es un sac d'os, j'crois qu'ils te boufferont tout entier, la moelle avec. Puis heh, ce s'rait con... Vraiment, j'commence à bien t'aimer.

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MessageSujet: Re: the demon dance ▲▼ kata   Mar 27 Déc - 21:01



THE DEMON DANCE Elle n’a pas besoin de sourire ou de rire pour faire danser les étoiles dans son regard, son expression est une moquerie fièrement affichée, une insulte malicieuse au premier qui ose la défier et surtout, quelque chose comme un astre qui a encore des années lumières devant soit avant de crever. Son monde sera déjà mort qu’elle continuera d’ourler ses lèvres rouges comme le sang dans un rictus victorieux. Les héros ne meurent jamais. Elle a peut-être pas les muscles et elle aura du mal à poser des couilles sur une table, mais y a peut-être quelqu'un chose qu'elle peut donner, cet aspect d'être inébranlable, cette assurance qu'elle ne pourra pas abandonner. Elle se fera sauter. Sauter avant qu'on essaye de l'attraper, sauter avant qu'on chipe sa liberté. Qu'les loups s'approchent, elle attend que ça. Y a des eaux dans laquelle on a pas peur de plonger parce qu'on sait qu'en bas, on pourra toujours s'en tirer, se tirer

« Rigolo ou gigolo ? Laisse moi réfléchir à la question, j'crois que c'est rouillé là haut. » Elle s'imagine peut-être intéressante, Kana, cette petite joueuse qui s'amuse à tromper son monde aussi facilement qu'elle arrive à déformer son reflet et confronter la réalité, parfois elle même ça l'étonne d'arriver à s'apprécier quand on sait le connasse qu'on est. S'aimer, se faire Narcisse trouver qu'on se démerde plutôt bien dans cet univers où les pixels ont gagnés les grains de peau, dynamités les émotions dans des milliards d’émotions figés. Et en fait, c'est un costume qui lui va bien, d'être la salope des quartiers sans avoir à bouger un petit doigt, une sale profiteuse qui surfe sur la vague et se casse juste avant de se briser contre les rochers. C'est de l'or, la puissance d'une simple parole, qui bouscule et t'incendie même le plus calme, qui peut tout d'un coup faire imploser ton coeur sous les émotions et briser tes yeux en larmes. C'est dans ces moments là que la révolution est palpable, qu'on se sent capable de changer la face du monde, de prendre le masque déformé, l'visage du gouvernement en coupe et cracher sous son nez. La technologie les a rendus incapable à bâillonner. On peut toujours hacker la moindre faiblesse, on peut toujours reprendre le contrôle. On peut toujours, se démerder. On peut toujours parler, s'faire entendre. On peut toujours crier.
On peut toujours exister.


Allez, sans rancune.

« J't'ai pris pour un ado attardé, t'm'excuseras mais faudrait que t'apprennes à te coiffer et te saper correctement, on te croirait sorti du pieu y a cinq minutes. Ça fait dévergondé. J'crois que j'aime bien en fait. » Puis, c'est pas comme-ci y avait meilleur à vendre de son coté, c'est pas si bien ordonné, juste une chutes de mèches tordues, faussement torsadées qui dansent et se balancent sans jamais s'arrêter. Parfois, un coup de ciseaux ça suffit à dresser un peu la bête.

Il rit le gamin et elle reste de marbre. C'est possible que ça lui manque d'être enjouée.

Sans rancune, ou presque.

« Ah. Rigolo, donc, t'as cru que j'allais écarter les jambes parce que tu vas appeler tes potes pour faire le justicier ? Ils baisent bien au moins ? » Y a un truc, un truc avec lequel faut pas jouer. Quelque chose, qui fait se lever le vent dans ses tripes, qui fait tempête, pour lequel ses poils s'hérissent comme une bête. Le sourire glisse, une fente nocturne qui montre les crocs. Elle laisse tomber son mégot et l'écrase de son talent. C'type, ça pourrait être c'mégot, elle pourrait lui rouler une pelle puis le flinguer après, ça serait un bon ratio. « Si c'est comme ça qu'tu demandes aux gens d'être tes amis, reste sur tes réseaux sociaux et fait pas chier. C'pas comme ça qu'on parle à une dame. » C'est pas sérieux non plus, p'têtre que son visage sait pas masquer les émotions mais en tout cas elle se laisse pas dominer facilement quand sa langue s'met à claquer. Elle est toujours en colère, de toute manière. « J'sais pas d'où tu me connais, parce que j't'ai jamais vu, mais quoiqu'il en soit batman, enlève ton putain de costume et dit moi qui t'es, c'est ce que les gens polis font quand ils veulent discuter. » Et pour la provoc. Tend une main.

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MessageSujet: Re: the demon dance ▲▼ kata   Jeu 29 Déc - 21:08


Oh wow.

Elle devrait songer à faire une carrière dans la musique. Dans le registre du slame ou du rap, parce qu'elle débite les mots comme si c'était une inspiration divine qui venait de les lui filer. Il mémorise pas vraiment Alan, parce que pour lui ça veut pas dire grand-chose, si ce n'est que sa bouche est aussi grande que sa fourberie - et ça, ça complète l'un et l'autre. Elle beugle pas mal, Kata, sans doute trop. Il sait pas ce qui la frustre comme ça, c'est pourtant pas faute de fouiller, de voir apparaître quelques écrans qui défilent dans son oeil droit. L'âge, la profession, il a beau triturer y'a pas une masse infâme qui se dégage plus que des autres.

Elle est ennuyeuse.

Elle doit être ce genre de gonzesse qui s'impose dans un coin de couillus, qui se croit forte alors qu'elle en a pas besoin. Elle a rien à prouver. Ou alors, elle est juste vulgaire à en faire chialer une duchesse. Hochement de tête du côté du plus jeune qui enfile le costume du fake. Elle termine. Enfin. Puis tend la main. Il l'attrape pour l'esprit sportif puis siffle en même temps.
- J't'entends hein. Mais j't'écoute pas.

Une vague grimace agrémente sa trogne palote, il prend une profonde inspiration puis déballe un soupir avant de relâcher la surface osseuse de la tricheuse.
- Et tu t'dis dame ? Tu t'fous d'ma gueule ? T'es aussi distinguée qu'un bâtard castré. Plus aucune vibration dans sa gorge. Faut reprendre un peu le dessus s'il veut pas se faire bouffer. Et Alan se fera pas dévorer tout cru sans avoir au moins bataillé. Alan, pour les intimes, et vu qu'on est vachement intimes, ça m'semble bien.

Roulement d'iris, il passe une main dans sa propre nuque pour venir la faire craquer légèrement. La journée a été longue. Fallait qu'il en rajoute une couche. Elle en vaut sans doute pas le coup, cette mère maquerelle-viking.
- C'la dit, tu dois en être bien une, de nana, vu comme tu piailles et tu râles, ça fait partie du packaging vagin ambulant. Ses épaules se haussent dans un mouvement de on-s'en-branle. J't'aime bien.

Ouais, bien sûr.

Et tout va bien dans le meilleur des mondes.

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MessageSujet: Re: the demon dance ▲▼ kata   Sam 7 Jan - 23:22



THE DEMON DANCE  Son souffle meurt dans sa gorge, pendant un instant hors du temps qui dure plus longtemps dans ses rêves, un quart de seconde dans la réalité, faut pas déconner, pas de quoi s'étouffer. Il y a assez d'oxygène autour, quand bien même un insecte en face s'amuser à tout pomper, à lui piquer sa précieuse drogue naturelle. Et ça fait bien longtemps qu'on l'a pas assez étonné pour qu'elle en ait le souffle coupé, assez pour qu'elle en ait oublié la sensation pas si désagréable qui décollerait peut-être le sincère sourire qui refuse de se pointer. Elle flotte comme la vilaine particule de poussière qu'elle représente pour néo, elle plane, elle en chialerait de joie. Elle s’étouffe avec son propre rire qui résonne comme un soupir mais est projeté à des années lumières, droit dans la face de  la plus brillante des étoiles sur terre. Une communication qui vient du ciel et des yeux. Alan. Pas le berger qu'on suivra dans le noir, mais assez brillant pour se faire repérer. Mais pas non plus intelligent.

Elle se marre.
Puis elle le gifle.
« Tiens, t'as oublié c'cliché ducon. »
Et elle se marre encore.
Elle provoque.
Elle viole la barrière qui séparer les paroles des gestes et elle entre en communication moins primitive qu'une poignée de main, elle s’électrise. k

Kata a pas eu le temps d'être une gamine, elle a peut-être joué à la marelle vite fait, sans doute, ou c'est juste le fruit de son imagination, une création de toute pièce de son esprit copié collé sur les autres petites filles pour lui faire croire qu'elle a eu une enfance normale. Banale. Parfois ça l'étonne qu'elle puisse rêver avec autant d'innocence et d'indolence, qu'elle puisse grimper jusqu'à la lune en quelques secondes et espérer. On lui a pas appris, c'est venu tout seul et c'était pas un truc attendu, même aujourd'hui pas plus aimé que ça. C'est un truc réservé à ceux qui ont des choses à gaspiller. A part du temps, de l'argent, elle a pas grand chose à distiller dans de grandes embrassades. Et les cartes qu'elle cache dans ses manches, c'est du bluff pour se donner un genre.
« Qui aime bien châtie bien, j'imagine qu'on est socialement parlant catégorisés dans la section amis ? Quoique. Faudrait sceller ça sur un pacte, genre un échange de clope ou  d'histoire à dormir debout. »

Le monde comme compagnon, mais aucune confiance qui en réchappe, c'est le prix à payer, ça va de paire avec la chance, y a toujours une couille dans le pâté. Elle a pas peur de ce mot, ami, ça veut rien dire de plus. C'est pas pour ça qu'elle pleurera si demain on retrouve son corps avec une balle dans le foie. C'est sa punition, pas savoir, pas connaître de véritable esprit de camaraderie. Pour peu, ça pourrait ne pas lui manquer.
C'est, comme ça.
« T'es drôle dans ton genre. Ca m'étonne que tu sois pas encore crevé. Ta tête de blondinet est du genre à être tabassée. Sans offense. On dirait un mannequin. Un petit ange. Pas un justicier. Pas un criminel. Mais pas un salop non plus. » Banal, tellement banal que ça sort presque du lot, que ça rappelle cette espèce oubliée qui placardait aux murs ses états d'âmes et jouait avec sa vie en faisant comme-ci tout cela comptait. Un espèce de joyeux petit con avec de l'optimiste à gaspiller.
 

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