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sur HND jeune freluquet ! :ouh:
pour éviter tout malaise, merci d'aller lire les annexes le plus rapidement possible ! :you: :ouh:

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 these violents delights have violents ends ▲▼ roman

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glitch in the system

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▲▼ implanté depuis : 31/07/2016
▲▼ pseudo : ex machina, laura.
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▲▼ crédit(s) : kaka le plus beau des kakas.

▲▼ âge : 22 balais à tirer, avec antécédent d'adolescence foirée.
▲▼ nom de code : lag, ça rame, ça bug, ça déconne et ça foire. ça lag quoi.
▲▼ rang au sein d'OW : soutien.
▲▼ race : humain à en crever, malgré la touche fake qui fait douter une seule seconde.
▲▼ position dans les partis : s'en tape comme de la dernière pluie.
▲▼ métier : hacker à temps plein, bidouille, tripatouille et jazzman au bow-tie.

▲▼ signe(s) distinctif(s) : oeil droit robotique, un nano-oeil presque crédible.
▲▼ dans tes poches : des fruits secs, de la poussière, une bague rouilée et des vieux tickets périmés illisibles. on oublie pas bien sûr, le propulseur dans la ceinture, au cas où.




- heroes never die -

MessageSujet: these violents delights have violents ends ▲▼ roman   Jeu 29 Déc - 11:14


Il aurait pu demander à quelqu'un. Il aurait pu déléguer toute cette peine à un autre. Il aurait pu gueuler haut et fort : ce type, mesdames et messieurs est un enfoiré, un danger public dont on doit se débarrasser. Il aurait pu créer la polémique, pousser la communauté de héros boiteux à s'attaquer aux Magyar. Il aurait pu rester dans le fond, regarder sa gueule d'amour se faire exploser par une seule et unique balle de sniper. Il aurait pu.
Il aurait dû.
Surtout.

Alan a préféré passer trois ans à chercher. A se dire qu'il le trouverait, qu'il aurait droit lui aussi à son ennemi de toujours, qu'il pourrait lui rendre la monnaie de sa pièce ou au moins la jouer bandit sans coeur. Alan a préféré taper dans une carrière en solitaire, cracker les données pour sa pomme. Tomber sur une face. Des traits. Découvrir Procyon. Le trésorier qui lui a laissé une bouillie à la place de l'orbite.
Un trésorier.

C'est le début d'une mauvaise blague. Pourtant là il a pas envie de rire. Il a juste l'estomac en plein foutoir. Il a essayé de se fondre dans la masse grouillante de cette grande rue marchande pour une fois. Il a enfilé des fringues qui passent bien. Une chemise, un pantalon noir, une tignasse bien coiffée. Histoire qu'on le capte pas. Histoire qu'il le capte pas. Parce qu'à force il a vu ses habitudes. Il l'a vu sortir de l'immense société. Prendre une route. Partir.

Maintenant c'est l'heure.

Maintenant c'est le bon moment.

Il l'a imaginé des tas de fois. La victoire cuisante sur le briseur. Le moment où il posera sa pompe sur son torse, pire qu'un chasseur avec sa bestiole sous le coude. Il en a presque rêvé.

Et c'est toujours dans une ruelle pourrie qu'il faut que ça se passe. Ce serait pas marrant sinon. Il est tard de toute manière. Personne fera gaffe. Pas vrai ? Au pire, il court vite Alan.

Puis y'a sa carrure. Y'a toute l'allure de Roman qui lui dégage un frisson dans la nuque. Y'a tout ça. Y'a son bras qui se lève sous les réverbères qui brassent une lumière jaune pisse. Le sol est sec.

Tire bordel.

Ce sera pas la première fois qu'il fait du mal. Ni la dernière. C'est pas comme s'il était incapable d'appuyer sur une détente. C'est pas comme s'il était doté d'une barrière. C'est pas comme si, au fond, Alan Jane était un type bien. Il grince des dents. Il déglutit. Tout est rêche en lui. Se décompose progressivement.

TIRE.
...
...
- ROMAN !

Le doigt maigre coince sur la détente du propulseur. Donner un nom au monstre, ça lui offre tout de suite plus de perspectives, ça agrandit la peinture, ça le rend plus puissant. Ou ça exorcise. Il sait plus trop.

Merci d'avoir donné un sens à ma chienne de vie.

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walk in harmony

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▲▼ âge : 31 ans.
▲▼ race : Humain.
▲▼ position dans les partis : bat les couilles.
▲▼ métier : Trésorier de la compagnie Procyon.

▲▼ signe(s) distinctif(s) : Un tatouage en forme triangle sur le poignet, un autre en tête de mort géométrique dans le dos. Toujours une bague avec une pierre de marbre vert au doigt. Et une gueule de chien battu aussi.
▲▼ dans tes poches : Des boutons de manchette en porphyre (ça lui porte chance), un pistolet (petit, 6 balles à tout casser), un casse-tête en fer (vous savez, les deux petits bouts à détacher l'un de l'autre), et une montre. pas au poignet, ça l'encombre.




- heroes never die -

MessageSujet: Re: these violents delights have violents ends ▲▼ roman   Jeu 29 Déc - 12:23


“Days when we'd fight, we'd fight 'til I would give in. Yeah, perfect disasters. We were reaching, reaching for the rafters” & "Tu passes à la salle ?" "Non, je rentre directement." Amaryllis s'assoit sur son bureau sans vraiment faire attention où elle se pose. Elle est en plus baby blues (ça fait rien, c'est que le deuxième), elle a besoin du voir du monde. Orlando a jamais été conciliant, mais à vrai dire, Roman non plus. C'est à se demander pourquoi elle est là. "J'ai besoin de parler..." "Paie toi un psy." Elle pousse un long soupir agacé. "C'était pas gentils." Effectivement, mais il est pas là pour faire dans la dentelle. Elle aurait mieux fait de naître dans une famille de nana, là, elle aurait eu sa place. Elle aurait été plus heureuse. Il range ses dossiers dans sa sacoche, enfile sa veste à capuche et par dessus, met celle en cuir. Elle a l'air triste. "T'as l'air d'une espèce d'un gigolo de Vela fringué comme ça." Il se marre. Ca la fait sourire. Elle a pas le moral, il comprend pas trop, mais c'est sa soeur, il va pas la laisser déprimer trop longtemps. Lui a des trucs à faire, alors il lance lentement : "Ecoute, si tu veux parler, passe à l'appart demain soir. Y'aura Pol'. Et moi aussi du coup, enfin, je t'écouterais si tu veux même si je persiste à croire que tu ferais mieux de parler à ton mari." Elle hausse les sourcils. Elle est pas convaincue, mais elle est pas la seule, son mari est un trou du cul. Elle finit par hocher la tête, puis tous les deux sortent, prennent l'ascenseur, et arrivés en bas, il se séparent sur une embrassade.
Mine de rien, sa grande soeur lui donne le sourire. Elle est gentille, délicate, subtile, une véritable fleur au milieu d'un champ de mauvaises herbes. Elle aurait mieux fait de se trouver un autre mec. Il se met à marcher, pas très vite, mais longtemps, jusqu'à Véla. Il a un mec à rencontrer, rien de très important, mais faut quand même se déplacer. Il est dans ses pensées, traîne les pieds, et la ville défile, un long moment. Il réfléchit pas à où il va, il réfléchit plus à où il est. Il aime bien, du coup il sourit vaguement, comme une espèce de gosse. La lumière des lampadaires se répercute sur sa veste, il rabat sa capuche.
Le sol est sec.
"ROMAN !"
Cette voix lui dit rien. Il a pas peur. Il se retourne en fronçant les sourcils.
Il le remet immédiatement, c'est pas très compliqué dans le fond, un oeil en moins, une tête de blondinet (il remarque les cheveux fins directement, et sec cette fois, ils lui collent pas au crâne). Il est bien fringué cette fois. Et un flingue dans les mains, ce qui est un point notable, mais pas primordial. Certes il sait pas éviter les balles, mais ce type a pas une tête à tirer. Il se souvient de sa tête, pas de son nom. Il lance :
"Ouai ?"
Il hausse un sourcil, sourire vicelard aux lèvres. Il est venu chercher sa vengeance. Fort bien, ça va être fun, parce qu'il compte certainement pas se faire avoir là. Au milieu d'une ruelle, au plein coeur de Vela, c'est pas là qu'est sa place. Il peut pas s'empêcher de lâcher :
"Qu'est-c'tu m'veux ?"
Il s'attend à ce qu'on lui réponde un truc du genre Ta peau, trou du cul.
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MessageSujet: Re: these violents delights have violents ends ▲▼ roman   Jeu 29 Déc - 20:48


Remettre les pendules à l'heure. Faire le juste retour des choses. Une sorte de justice dans la spirale de l'univers. C'est comme ça qu'il se dit qu'il l'aura, et pour le moment il est mal barré. Il est pourtant plus le même qu'il y a trois ans. Il est plus terrorisé. Juste apeuré. N'empêche que maintenant il a des capacités en plus. Il pourrait faire cramer les lumières de la ruelle pour disparaître dans le noir, il pourrait essayer de farfouiller dans la puce de l'hôte pour y trouver ce qu'il veut. Taper dans la zone qui pique. Lui faire mal autrement.

C'est pas une mauvaise alternative.

Même si la meilleure reste celle de tirer, et en le voyant se retourner ça le pousse à reculer d'un seul pas. Il partira pas. Pas cette fois, ou pas avant que l'un des deux meurt comme un clébard contre le bitume poisseux. Il imagine déjà le cadavre scotché à cause de la chaleur, difficile à arracher de son tombeau. Il mord sa lèvre inférieure, inspire profondément. Et Alan il se dit qu'il est réellement dans la merde.

Le doigt reste bloqué. Impossible de bouger. C'est même pas qu'il tremble en plus, c'est juste qu'il se sent pas dans une optique d'appuyer, faire un bang-bang de quoi réveiller les défunts. Puis y'a l'autre, y'a Roman qui en a royalement rien à battre.

Difficile de se dire qu'il a été oublié.

Difficile, surtout quand Jane sait pertinemment que ça a pas été son sac. Qu'une seconde sans se nourrir de rancoeur, c'était plus concevable dans son esprit. C'était devenu une bouffée d'air. C'était. C'est un shoot dans les veines qui tape droit dans le coeur et déverse sa folie.
- Tu veux la version courte ou la longue ? Aucun courage de rire, ni d'y percevoir une ironie quelconque. Dieu seul sait qu'il voudrait. Qu'il souhaiterait exploser d'un éclat à en faire péter des vitres. Il se retient. C'est beaucoup trop sérieux d'un coup. En deux mots : ta peau.

Un rictus tranquille s'installe sur le coin de ses lèvres. Magyar lui a permis de gagner en calme. De gagner en une certaine continence émotionnelle tout en le rendant profondément paranoïaque des autres. Il est plus sûr de rien, Alan. Il a même plus assez confiance en lui pour se dire que tout viendra à ses pieds.
- En d'autres : que j'te plombe la tête ici même, fils de pute.

Alors tire.

Alors tire.

TIRE.

Ses dents grincent un peu. Le plus jeune prend une profonde inspiration, détaille attentivement l'énergumène massif à quelques mètres. Il a quelque chose d'humain finalement, au moins la forme.
- J't'aurais bien proposé une petite bouffe pour s'mettre dans l'ambiance. Mais v'là, effet de surprise. Haussement de sourcils. Surprise.

Son ventre se transforme en une boule de nerfs. Son sang chauffe à une vitesse lumière. Tout panique. Tout se transforme. Y devient une bombe humaine.

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▲▼ dans tes poches : Des boutons de manchette en porphyre (ça lui porte chance), un pistolet (petit, 6 balles à tout casser), un casse-tête en fer (vous savez, les deux petits bouts à détacher l'un de l'autre), et une montre. pas au poignet, ça l'encombre.




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MessageSujet: Re: these violents delights have violents ends ▲▼ roman   Ven 30 Déc - 0:07


“Days when we'd fight, we'd fight 'til I would give in. Yeah, perfect disasters. We were reaching, reaching for the rafters” & Il lui a crevé un oeil, y'a trois ans.
Il en est certain, il s'en souvient pas, le sol était trempé, y'a une flaque d'eau à côté de son visage hurlant le sien, calme, se reflétait tout contre. Il se souvient s'être regardé, s'être dit, un court instant, qu'il faisait vraiment de la merde, et que ce pauv gosse méritait sans doute pas un tel châtiment. Mais c'était fait. Il s'était pris une lame dans l'oeil, y'avait rien à y faire de plus ou de moins. Il se souvient s'être relevé sans un mot, sans un regard en arrière.
Il se souvient aussi de son regard de haine, quelques secondes avant le déluge. Pas de la peur. Pas de l'incompréhension. Juste de la haine. De la hargne, l'air de dire, p'tain c'est moi qui t'f'rait perdre un oeil un jour, compte là dessus. Le genre de regard qui te marque, un peu. Il s'en souvient. Ces yeux noirs, froncés, décidés, ça lui rappelle un peu ce qu'il pouvait voir dans un miroir avant un combat, avant de monter sur le ring. Le reflet de ses yeux dans celui de son coach.
Ouai, ça, il s'en souvient bien aussi. Et sa gueule d'ange, qui est plus trop une gueule d'ange. Un enfant de choeur possédé par le diable. Il tient le flingue à bout de bras, il a les dents serrés, il a des envies de meurtre qui sont si fortes qu'il ne peut les cacher. Il veut une vengeance. Il veut le sang de son agresseur. Son agresseur qui n'a pas peur, qui est certain qu'il s'en sortira, qu'il marchera encore demain. Il crache.
"Tu veux la version longue ou la version courte ?" Il hausse les épaules. Qu'est-ce qu'il en a à foutre, franchement. "En deux mots : ta peau." Roman sent un sourire carnassier poindre sur le bout de ses lèvres. Sans un mot, il s'approche, lentement, pas à pas. l'autre aussi sourit. Il a l'air satisfait. Il devrait tirer tout de suite. "En d'autres : que j'te plombe la tête ici même, fils de pute." Il hausse un sourcils. "T'es déc'vant, ton insulte là, c'est du réchauffé." Cléobis Magyar n'a pas la côté de popularité la plus élevée de Néo. Il continue d'avancer, sans perdre de vue son objectif, le canon du flingue. Il a pas peur. S'il voulait le tuer en grandes pompes, il l'aurait fait plus tôt, avant, ou après, pas maintenant. "J't'aurais bien proposé une petite bouffe pour s'mettre dans l'ambiance. Mais v'là, effet de surprise." Il hausse les sourcils. Ca lui donne un air ahuri, tout de suite plus jeune. "Surprise." Lui se marre un peu. Il se rapproche. Encore. Plus près. Toujours pas peur, toujours pas inquiété, et l'autre, toujours les jambes plantées dans le sol. Il vient coller son torse au canon de son flingue, pose sa main dessus. "Baisse ça qu'on ait une vraie conversation. Si tu veux m'flinguer, t'auras tout l'temps après." Il s'exécute pas, pas tout de suite. Il a la situation bien en main, l'autre a pas les nerfs pour gérer autant d'information d'un coup. Plus près, il arrive à voir son oeil droit (crevé). Il est parcouru de fils informatiques, c'en est un faux. Une aide, qui donne plus d'informations en temps réel que n'importe quel tablette. Son père voudrait qu'il s'en fasse installer un, il calculerait plus rapidement. Il a pas envie, on touche pas à son champ de vision. Il le désigne d'un coup de menton. "Tu pourrais m'remercier au lieu d'vouloir m'faire sauter. Ca t'sert bien d'avoir un oeil en titane non ?" Il glisse ça avec un sourire mauvais
A vrai dire, il le croyait mort.
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MessageSujet: Re: these violents delights have violents ends ▲▼ roman   Ven 30 Déc - 17:54


C'est sans doute plus la même dimension. Ou alors y'a quelque chose qui va pas dans son scénario, un couac qui s'étale jusqu'à dégager tout ce qu'il a souhaité mettre en oeuvre. Tout était facile, dans sa tête. Tout était d'une simplicité grandiose, si bien que même un gosse de six ans aurait pu faire boum dans la tronche du barbu. Tout était trop beau pour être vrai. C'était du domaine de la chimère, ça l'est encore et il se surprend à être à moitié rassuré. Sans savoir pourquoi, ni comment. Peut-être qu'il en a pas envie, finalement, que le Magyar claque entre ses ongles, qu'il pisse le sang jusqu'à s'en vider, qu'on pleure sa tombe ou qu'on y crache dessus.

Non.
Non.
Non.

Non. Qui voudrait qu'il survive ? Pas lui. Bien sûr que non. C'est pas logique, pas après tout ça, pas après trois années à se torturer, à se ronger les ongles, à regarder un visage dans le miroir, pas le reconnaître puis simplement le brouiller pour pas l'affronter. Rien que pour ça. Ne serait-ce que pour la dignité, pour la bile qui remonte. Pour sa présence à l'intérieur de son crâne, celle qui part pas, qui veut pas, qui doit être éradiquée pour qu'il cesse de tourner autour.

Et Roman, Roman il s'en fout. Il a déjà une main autour du canon, il attend qu'une chose : que le môme fasse ses preuves. Qu'au moins l'accident ait pas servi qu'à le rendre plus lâche qu'avant. Presque un passage initiatique qui le fait se raidir un peu plus. Bientôt il sera une statue dont on se moquera.

Le monstre cause. Le cadavre répond.
- Merci.
Pas aussi sèchement qu'il aurait aimé. Y va pas se mentir. C'est sans doute que ça le démangeait, et il veut pas lui donner la jubilation de le voir s'énerver une fois de plus. Il garde un semblant de... Quoi d'ailleurs ?

Allez, game over.
- Non c'est vrai, j'devrais te faire un câlin pour la peine. C'la dit, j't'avoue que j'ai un peu peur que tu m'tordes le cou... Mine de rien, t'as pas aidé pour la confiance. Petite grimace pour accentuer le ridicule. C'est même plus une situation, c'est juste un gag.
Allez, c'est terminé.

- Roman... Roman... Roman. C'est louche de t'mettre une identité. Silence. Donc t'es bien humain, en fait. Le sourire se déploie à mesure qu'il balance les mots. C'est apaisant.

Pourtant.
Pourtant.
Pourtant il vient quand même lui coller sa godasse en plein dans le bide. Lui fout un coup pour qu'il recule. C'est un molosse. Il tombe pas, il reste debout quoiqu'il arrive. S'il peut pas l'enterrer, au moins ça. Juste la naissance d'un bleu. Sourcils froncés, Alan resserre ses doigts sur l'arme, ses jointures blanchissent.
- L'un d'nous deux va y passer. J'crois pas une seule foutue seconde que tu vas m'laisser partir indemne. Surtout que des merdes, à votre société à la con, j'peux encore en faire.

Opération suicide.

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MessageSujet: Re: these violents delights have violents ends ▲▼ roman   Sam 31 Déc - 12:10


“Days when we'd fight, we'd fight 'til I would give in. Yeah, perfect disasters. We were reaching, reaching for the rafters” & A vrai dire il le croyait mort. Un type avec un trou béant à la place l’orbite, traînant au milieu de Vela, ça meurt, point. Ça perd son sang, ça s’évanouit, ça se réveille jamais, et y’a personne pour lui venir en aide. La plaie s’infecte, ça crève dans les 24 heures. Roman le sait parfaitement, il connait le quartier, au moins un peu, et il sait qu’un type avec un œil éclaté meurt, c’est comme un assassinat en peut-être un peu plus cruel. On est alors en droit de se demander, Roman, pourquoi ne pas l’avoir tué si tu étais si sûr qu’il allait mourir ? Excellente question. Le Magyar n’aime pas avoir du sang sur les mains. Sentir les derniers râles de souffrance d’une de ses cibles ne l’excite pas, contrairement à d’autres hommes de main. Il préfère se dire qu’il laisse un cadavre en vie plutôt qu’un homme mort.
D’aucuns parlent d’acte manqué. Avoue, tu voulais le revoir.
A cela, il ne répondra rien.
D’aucuns diront qu’il l’a laissé en vie parce que sa hargne, son regard avant de mourir, c’était comme un miroir du passé. Un spectre anachronique de ce qu’il aurait pu devenir, de ce qu’il aurait du devenir s’il avait continué une quelconque carrière de sportif.
Il ne répondra pas non plus à cela.
Il garde la main sur le flingue, le fixe droit dans les yeux. Il n’a pas vraiment changé. Il s’est endurci, peut-être. Mais il n’a pas changé. Et vous savez, s’il ne se souvient pas de son nom, il se souvient à la perfection de son visage.
« Merci. » Ca ne sonne pas narquois. Ni cynique. Ca sonne vrai. C’est sans doute ça le pire, il va s’en vouloir le pauvre. Roman fronce vaguement les sourcils. Il sent que l’autre est énervé, déjà il reprend. « Non c'est vrai, j'devrais te faire un câlin pour la peine. C'la dit, j't'avoue que j'ai un peu peur que tu m'tordes le cou... Mine de rien, t'as pas aidé pour la confiance. » C’est vrai, il pourrait (devrait) lui tordre le cou pour la peine. Mais il a comme la sensation que ce gosse a maintenant plus d’un tour dans son sac, qu’il se laisserait certainement pas faire. Ils gardent leurs sourires sur leurs sales gueules. Ils ont tous les deux beaucoup à se reprocher. Mais sans trop savoir pourquoi, ça les fait sourire. Déjà, l’autre reprend : « Roman... Roman... Roman. » Dans sa bouche, son nom sonne étrangement. Presque plus doux que quand n’importe qui d’autre l’appelle. Il y met une certaine poésie. Il divague. « C'est louche de t'mettre une identité. Donc t'es bien humain, en fait. » Il se marre. « Qu’est-ce t’en sais, j’suis p’t’être omnium ? »
Il le regarde droit longtemps, il voit pas venir le coup de genoux de le bide. Son souffle se coupe, il a un moment d’absence, mais il garde la main sur le canon en se penchant en avant. Tout l’air semble s’échapper de son corps. Ses yeux se posent douloureusement sur l’asphalte. Il est sec. Il déglutit.
« L'un d'nous deux va y passer. J'crois pas une seule foutue seconde que tu vas m'laisser partir indemne. Surtout que des merdes, à votre société à la con, j'peux encore en faire. » Roman relève la tête, sourire carnassier aux lèvres. Il fixe son œil en titane. Il lâche, en se redressant : « J’aurais jamais du t’laisser en vie. » Il fronce les sourcils et ajoute : « Ou alors j’aurais du te crever le deuxième œil. » Et sans attendre, il redresse rapidement sa main accrochée au flingue pour le faire viser en l’air. Il ne sait pas si un coup de feu part, mais déjà, son coup de pied part dans les genoux du gosse, pour le faire s’agenouiller. Il n’a pas quitté le flingue des mains, mais Roman le tient bien en main pour dévier la trajectoire. Il vise le ciel. Il est tenace, il le regarde. Le trésorier le regarde de haut, sans savoir quoi faire de lui. Parce qu’il a raison, il peut encore lui faire du tort. Il lance. « Tu t’appelles comment déjà ? »

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MessageSujet: Re: these violents delights have violents ends ▲▼ roman   Dim 1 Jan - 13:28


BANG.

Le coup est partie. Remonte le long de son bras pour s'arrêter dans sa nuque, lui donner un frisson glacial qui le réveille et l'endort à la fois. Il a pas compris pourquoi ni comment. N'empêche qu'il est encore à terre, un genoux calé sur le bitume à grincer des dents. Le sifflement a percé l'air, la charge est partie se perdre dans un mur, dans un toit. Peu importe. Elle est juste loin de lui.

4/5, il lui reste encore quatre balles.

Quatre moyens de trouer sa peau. Quatre chances pour remonter les échelons, pour récupérer ce qui a été perdu. Pour au moins prétendre à une vengeance digne de ce nom. Un pauvre 4/5 pour l'effort qui est là, y'a pas à en douter. Roman l'a eu, Roman sait se battre et le contraire aurait été étonnant. Il peut se remémorer avec perfection les coups abattus sur ses os, les poings fermes qui remuaient sur ses muscles pour les parsemer de bleus. En oubliant le besoin de la lame pour asséner le coup fatal, il était un bon bagarreur. Il s'est pas assagit. Il sait pas s'il est déçu ou non, Alan. Que ce soit trop facile ça lui aurait sûrement filé une quelconque culpabilité. Il veut pas se dire que c'était un mec bien. Il veut pas se dire qu'il avait une famille, des gosses peut-être. Il veut pas se l'imaginer en enfant de choeur qui gratte les parois d'une église pour demander la paix au bon Dieu.

Le hacker le dévisage, veut pas rater une seule miette de la conversation et de l'évènement en lui-même qui pourrait être typique d'un mauvais film. Le sourire toujours présent, qui démord pas, qui peut pas se barrer maintenant que le mal est fait.
- L'heure des présentations, hein ? Un rire sec lui échappe, se barre sans faire exprès. Tu m'blesses. C'est Alan, du con. Et y'a le coeur. Y'a le coeur tout à l'intérieur qui menace de se liquéfier, qui bat si fort qu'en ouvrant la bouche il pourrait le sentir grimper le long de sa gorge. Il bat si fort que ça fait musique de fond, d'ambiance anxieuse.

Son doigt est toujours sur la détente, bien appuyé. Il veut pas bouger. Il s'enlèvera pas, pas encore du moins. Et si ça doit se finir de cette manière, à genoux devant le bourreau, il pourra au moins se vanter de lui avoir coupé le souffle quelques secondes.

Un jour il le retrouvera.
Un jour il l'aura.

Ce jour c'est pas celui-ci. S'il lâche l'arme, il la retournera contre lui. S'il fait rien, ils peuvent rester comme ça des heures, à se toiser, à se grogner à la face.
- Si t'étais un Omniaque, je l'saurais. Il l'aurait fait planter, l'aurait fait jeter à la casse, l'aurait fait rouiller dans un coin sous la pluie. Il aurait pu s'en débarrasser rapidement. Mais un humain, c'est plus coriace que du titane, que des fils qui se rejoignent pour créer une pensée. C'est moche, mais t'es humain.

Il en profite pour zieuter les alentours, un peu. Alternative de fuite éventuelle. Y'a rien pour lui ici, mis à part les réverbères dont il pourrait faire éclater les ampoules. Même l'assaillant est pas assez faux pour qu'il puisse faire foirer quelconque prothèse. Il est pas à son avantage. Il est encore dans la merde.
Il en position de supplication.
- T'appelles ça avoir une conversation ? J'jurerais que comme ça, ça s'appelle plutôt une condamnation.

Perd les pédales.
La bile remonte et brûle son oesophage. Il pourrait gerber. Il pourrait supplier. Mais il a décidé de défier sa mort, de l'embrasser à pleine bouche.

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▲▼ âge : 31 ans.
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▲▼ signe(s) distinctif(s) : Un tatouage en forme triangle sur le poignet, un autre en tête de mort géométrique dans le dos. Toujours une bague avec une pierre de marbre vert au doigt. Et une gueule de chien battu aussi.
▲▼ dans tes poches : Des boutons de manchette en porphyre (ça lui porte chance), un pistolet (petit, 6 balles à tout casser), un casse-tête en fer (vous savez, les deux petits bouts à détacher l'un de l'autre), et une montre. pas au poignet, ça l'encombre.




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MessageSujet: Re: these violents delights have violents ends ▲▼ roman   Sam 7 Jan - 12:38


“Days when we'd fight, we'd fight 'til I would give in. Yeah, perfect disasters. We were reaching, reaching for the rafters” & Le coup dans l’bide fait encore mal. On dirait pas comme ça, mais il sait frapper ce gosse. Enfin gosse, il a pas l’air si jeune que ça. C’est peut-être l’air qu’il porte, la jeunesse dans l’air qui l’induit en erreur. Il en sait rien. A bien y regarder, là, au sol, comme y’a quelques années, il semble que rien n’aie changé. Pour le meilleur et pour le pire, de nouveau ensemble. Il le fixe, avec le canon toujours en l’air. Il en est certain maintenant, le coup de feu résonne encore dans les ruelles (mais à Véla, rien de plus commun). Ca prouve une chose. Il déconne pas. Il veut bel et bien sa peau, et il est prêt à tout pour cela. Du coup Roman garde son sourire, mais il est plus crispé. Il lui fait plus confiance, y’a que la trahison qui pèse dans l’air. Mais quelle trahison. Trahir c’est briser une confiance, et y’a pas de confiance entre eux, juste un lien étrange de … Non, y’a même pas de liens, ils se connaissent pas, il connait même pas son nom. Pas de trahison, pas de lien, juste un œil crevé et un regard assassin. Bande d’assassins. Son sourire se crispe. « C’est Alan, du con. » Roman fronce les sourcils. Ca lui revient un peu. Il demande, pour l’emmerder : « Avec un ou deux L ? » C’est du foutage de gueule (faut dire qu’il excelle dans ce domaine).
Ils se regardent. Incapable d’autre chose.
« Si t'étais un Omniaque, je l'saurais. » Il marque un temps, reprend sa respiration. Roman a encore envie de l’frapper, pour faire sortir un truc de ses entrailles (et il sait pas quoi). Il reprend. « C'est moche, mais t'es humain. » Il hausse les sourcils, appuie son emprise sur le flingue entre eux deux. Le canon lui glace la paume de la main. « Comment tu l’saurais ? » Il se souvient plus pourquoi on l’a tabassé. Si, il a su, mais ça lui revient pas, là tout de suite. Il doit être hacker. Et l’œil. Ca doit l’aider, ça fait aucun doute. Et dire que Roman, il a qu’ses p’tits poings (parfois agrémentés d’américains), mais ça va pas bien loin derrière un œil en titane. Ouai, y’a pas à dire il devrait se faire remercier. « T'appelles ça avoir une conversation ? J'jurerais que comme ça, ça s'appelle plutôt une condamnation. » « Ta gueule. » Il pousse un soupir légèrement amusé. « T’as toujours pas capté qu’tu d’vrais t’écraser toi hein ? » Dans tous les sens du terme. Il appuie sa main sur le canon, et il lance son pied à la rencontre de son crâne. Ca n’atterrit jamais, il a de bons réflexes, il se baisse. Mais déjà, un autre coup de genou arrive dans son menton, celui-là il a pas le temps d’le parer. Roman appuie sa prise, pour le faire lâcher, pour le faire s’allonger à terre, mais rien n’y fait, il reste à genoux, à serrer les dents. Quel emmerdeur. Il lâche, les dents serrer, et il sourit plus : « Qu’est-ce que tu croyais en rev’nant m’causer ? Qu’t’allais m’tuer ? Qu’on allait dev’nir pote ? » Un autre coup part, main gauche dans la joue. Il tombe toujours pas. « Tu rêves pas, c’bien une condamnation. »

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MessageSujet: Re: these violents delights have violents ends ▲▼ roman   Sam 7 Jan - 22:12


Il a le sens de l'humour.

Il a dû frapper un clown, le saigner puis le bouffer tout entier pour avoir une telle dose de répartie. C'est que ça le rendrait presque touchant, c'est que ça lui filerait une allure plus agréable, presque admirable. Pourtant, et rapidement, Roman redevient ce qu'il est. Il pose des questions. Parce qu'au fond, mis à part son nom à Alan, il sait que dalle à son propos. Peut-être son âge, ses rapides capacités, du reste il est qu'une gueule accrochée au mur, pincée et visible comme étant un de ses innombrables trophées. Il se refait justice. Il s'estime pas victime de sa chasse, il reprend ses droits avec un autre air que le jour fatidique.

Il se croit fort, Alan.

Il se croit au-dessus des lois, au-dessus de ce que la force physique incombe : une défaite irréprochable, déplorable et digne d'un chevalier planté sur son canasson apeuré. Il a même pas le temps de répondre qu'il évite un coup. S'en prend un autre et sent son souffle s'arracher contre sa pomme d'Adam. C'est que ça fait un mal de chien, que ça lui arrache un genre de râle en même temps que ses dents qui claquent. Il s'en mord l'intérieur de la joue, ça saigne assez pour que ça emplisse et salisse ses lèvres sèches. Il crache.

Pas sur sa gueule cette fois.

Sur sa belle veste en cuir. Il racle le fond de sa gorge, fronce les sourcils, retient toute la douleur pour la faire passer dans un autre morceau de son corps. C'est beaucoup trop dur. N'empêche que ça vaudra jamais son oeil perdu. Il s'en souvient plus de celle-ci, elle est hantée.
- Franchement ? J’espérais un rendez-vous d'ados en rute. C'con, t'as le chic pour briser les rêves des gens, hein Roman ? Et ça pique de sourire, ça le fait grimacer sur l'instant. J'sais, c'est tout. J'sais beaucoup trop d'choses sur toi. C'la dit, j'suis qui pour juger ? Cléobis doit être vachement fier de son fils.

Monocorde. Fade. Constat auquel il échappera pas. Il penche un peu sa tête sur le côté, tenant toujours fermement l'arme que l'autre menace de lui arracher en laissant une trace d'ongles.
- T'es quoi en fait ? Son cleb's ? Murmure à l'oreille. Il le voit de près, trop près. Il attend quoi pour lui arracher sa belle gueule d'enfoiré ? Sans doute qu'il relâche. Reste trois balles.

Et il a une main libre.

Il sait pas où il puise. Dans ses dernières ressources sans doute pour qu'elle s'abatte, pour qu'elle vienne s'écraser contre la joue du Magyar, que ça le perturbe tout juste, le déstabilise. Il se redresse. L'autre s'est vautré sur le sol, sec, toujours aussi sec.

Alan attend pas plus pour reprendre le dessus. Il se cale au-dessus. Ce serait peut-être l'instant parfait pour lui décocher l'oeil gauche.

Face contre face.

A se disputer un jouet.
- Si tu lâches pas l'canon, on va vraiment pas s'en sortir.

Une dernière pour la route.

Un monstre et un borgne entrent dans une ruelle. Pan. Personne s'en est allé les pieds devants.

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MessageSujet: Re: these violents delights have violents ends ▲▼ roman   Mar 10 Jan - 18:12


“Days when we'd fight, we'd fight 'til I would give in. Yeah, perfect disasters. We were reaching, reaching for the rafters” & Ce mec est un chat, il a neuf vies, et il encaisse à fond pour pas en perdre une. Ce mec compte provoque pas sa chance, nan, lui il va rencontrer la mort. Mais pourquoi il fait ça. Pourquoi il l'a retrouvé. Il s'est pas posé la question, mais maintenant qu'il l'a en face de lui, qu'il bouge pas à force de prendre des coups, la question apparait plus évidente. Il a envie de crever ? Ouai faut croire. Briser les rêves d'un gens, un rêve d'ado en rut, c'est des conneries, à quoi il joue.
Ouai, c'est ça, il joue, c'est qu'un putain d'jeu pour lui faut croire. Une vidéo, comme celle qu'il doit voir dans son oeil en titane, et il confond les deux. C'pas un film. Il prend vraiment des coups. Il s'en bat les couilles, il le provoque encore. L'ado en rut c'est quoi, qu'est-ce'tu crois.
"J'sais, c'est tout. J'sais beaucoup trop d'choses sur toi. C'la dit, j'suis qui pour juger ? Cléobis doit être vachement fier de son fils." Il arrête ses coups, il se bloque, ses sourcils se fronce. Qu'est-ce qu'il sait. Qu'est-ce qu'il va dire. Il ferait vraiment mieux d'faire gaffe, il va vraiment finir par mourir. Il l'a dit lui même, il le laissera pas repartir indemne. Le pire, c'est qu'il sourit, encore, sans s'arrêter, c'est dans ses veines, c'est dans ses gènes. On dirait. Il a l'impression de tout savoir d'un coup, et puis en fait non, il a trois longueur de retard sur son adversaire. Parce que lui a jamais été doué avec un pc, et que voler, c'est pas pour lui (dit le trésorier frauduleux).
Il penche sa tête sur le côté. Il lâche la bombe.
" T'es quoi en fait ? Son cleb's ? " Connard. Il bloque un quart de seconde (à cause de la colère, le point faible, le défaut). Il sent pas le coup venir, mais c'est dans les jambes, et désorienté qu'il est, il perd l'équilibre. L'autre lui fout un autre coup, il finit à terre, et la crevette se fout au dessus, bloque son bassin de ses jambe, ils lâchent pas l'canon. Ils sont l'un face à l'autre, p'tain ça va finir en bain d'sang. Il lâche un truc. On va pas s'en sortir. Effectivement.
Un chat, ça a neuf vies, ouai.
Mais un clebar, ça a rien à perdre.
Il attend un moment, le regarde droit dans les yeux. Il a pas la force pour tenir longtemps, il a pas la musculature de roman. Alors il en profite. Sans prévenir, il abat sa tête sur celle d'Alan. Ca le déséquilibre, et roman en profite fout un coup sur son torse pour le faire partir en arrière, en un quart de seconde, le gosse se retrouve projeté trois ans en arrière (sauf que le sol est sec). Il récupère le flingue cette fois, et il lui assène un autre coup sur le crâne pour l'assommer. Le gosse ferme les yeux, se laisse aller en arrière, mais il est encore là. Roman l'attrape par le col, il le rapproche de son visage, il siffle lentement :
« Si t'voulais en finir t'aurais mieux fait d't'ouvrir les veines plutôt que d'venir m'emmerder tu crois pas ? C'est l'même résultat tu m'fais juste perdre du temps. » Il lui colle un poing dans la gueule. Il l'a énervé, il l'a cherché, il va regretter. Pt'être même pleurer. Ce serait fun. Il voit le sang couler de son nez. « Qu'est-ce tu cherches. Qu'est-ce tu veux. Qu'est-ce t'es v'nu m'faire chier, tu veux vraiment que j'te bute ? » Il s'arrête pas. Il frappe. Il continue. « Faut réfléchir avant d'parler connard. »[i]
Et il encaisse encore.


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MessageSujet: Re: these violents delights have violents ends ▲▼ roman   Lun 16 Jan - 10:44


Il a poussé trop loin.

Si loin que maintenant ça lui retombe dessus. Un retour de flammes tout en beauté, tellement magnifique qu'il voit pas le coup venir et que la douleur, au même titre que son oeil perdu, vient seulement après étirer tout son corps. Et ça lui file des tournis, à Alan, ça réagit dans tout son être. Il veut pas retomber face à lui, il se le refuse, ses muscles ont compris le message, évitent de se ramasser pour filer au Magyar un sourire de prince. Mais il continue, il abat ses cartes aussi puissamment qu'un lion affamé le ferait en se jetant sur un morceau de viande. Durant trop longtemps, Alan l'a nargué. Maintenant il en paie le prix en faisant de son squelette une machine à bleus. Sur le crâne, en plein dans le visage, pas spécialement dans le bide pour le faire gerber. Juste sur son atout le plus moqueur.

Il pourrait hurler.
Il pourrait paniquer.

Il pourrait se défendre. Mais le hacker se sent juste comme une poupée disloquée qu'a du mal à recoudre ses membres. Il ferme les yeux, peut-être prend un certain plaisir à remarquer si là où il frappe, c'est là où il avait pensé. Il saigne, et d'ici demain ce sera pas une partie de plaisir, il se lèvera sans doute pas, fera face aux miroirs sans regrets. Il aura essayé. Ou peut-être que tout ça, il pourra pas parce que Roman le laissera certainement pas sortir d'ici sans avoir le deuxième globe. Mort. Encaisse pour le moment, encaisse le plus fort possible. Y'a que dans les jeux vidéos que le héros peut prendre toute la puissance pour la faire ressortir à un moment. C'est pas le cas d'Alan. Il est même pas assez concentré pour faire volte-face. Au moment où l'ours prend une pause, le gamin inspire profondément. De l'air putain.
- Bouh-ouh.. J'vais... pleurer...
Saccadé, dur à dire. C'est le moment de caler le bon gros final. Il fronce les sourcils. Il va enfin utiliser ses capacités, sur une ampoule qu'il va faire exploser, concentrer toute l'électricité possible, qu'elle supporte pas. Tout se joue entre des écrans, des accords, des codes à rapidement élaguer.

Puis ça explose.

Toute l'attention de Roman s'échappe. Il en profite pour lui coller un coup de pied dans le torse, dans le bide ou dans les côtes, il saurait pas dire exactement. N'empêche qu'il est arrivé à lui arracher un souffle, encore, et que sous le coup, il le lâche. La fuite c'est la suite logique. Pourtant il doute, Alan. Il le regarde une dernière fois. L'instant mili-seconde qui pourrait lui coûter la tombe.

Il court, il part. La gueule en sang, la chair en miettes et le coeur gonflé comme jamais.

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